Centre d'opérations en Côte d'Ivoire (CIOC) 

Le CIOC a ouvert ses bureaux à Abidjan en février 2008. Il appuie le Gouvernement dans la préparation des élections présidentielles et législatives et fournit son expertise en matière de passation de marché et de renforcement de la paix et de la sécurité.

Les opérations en Côte d’Ivoire

La signature de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO) le 4 mars 2007 a conduit à une stabilisation du contexte sociopolitique ivoirien et a ainsi permis la réouverture officielle, en février 2008, du Centre d’opérations en Côte d’Ivoire (CIOC), à partir duquel l’UNOPS renforce sa présence dans la sous-région. Depuis sa réouverture, le CIOC travaille en étroite collaboration avec les agences du système des Nations Unies et la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

Le CIOC a également rejoint le Comité de Coordination Humanitaire Inter-Agences (IAHCC) et le Cadre de concertation conjoint sur la sécurité (SMT). Il a participé à l’élaboration des plans stratégiques qui encadreront l’action des Nations Unies en Côte d’Ivoire pour la période 2009–2013, tels que le Plan cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (UNDAF) et le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP).

Ses efforts se concentrent actuellement sur l’appui technique et opérationnel au Gouvernement pour l’organisation des élections présidentielles, puis législatives, ainsi que sur la réinsertion des ex-combattants dans le tissu social et économique du pays.

Gouvernance : recensement et appui à la transition

Le projet d’Appui à la Reconstitution des registres de l’état civil disparus ou détruits, entièrement ou partiellement, représente un volet majeur du processus d’identification des populations. Inscrit dans l’Accord Politique de Ouagadougou (APO), ce projet constitue une des fondations du programme à plus long terme de Modernisation de l’Etat Civil de Côte d’Ivoire (MECCI), financé conjointement par la Banque mondiale et la Commission européenne. Cette dernière a chargé l’UNOPS de l’exécution des opérations de la reconstitution des registres de l’Etat Civil, pour le compte du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme (MJDH).

Le projet a pour objectif de reconstituer en Côte d’Ivoire les actes d’état civil (naissance, mariage, décès et autres) ayant été détruits ou ayant disparu en raison de la guerre ou des mauvaises conditions de conservation. Sous la supervision du MJDH, le CIOC a réalisé un inventaire complet des registres d'état civil du pays. Cet inventaire, qui a été achevé en trois mois et demi (du 28 août au 15 décembre),  a permis d’identifier près de 660 000 registres et de traiter les données informatiquement afin  de dresser la liste exacte de registres disparus ou détruits. Cette liste a été  publiée le 29 janvier 2009 afin que les personnes déclarées dans ces registres puissent faire reconstituer leur acte d’état civil. Une opération de sécurisation et de pérennisation des données rassemblées dans une base numérisée est également conduite en parallèle.

Toujours dans le cadre du MECCI, la Banque mondiale a confié à l’UNOPS l’achat dans un délai limité de 205 véhicules pour équiper le Gouvernement, notamment les sous-préfets, des moyens nécessaires à la réalisation d’actions de sensibilisation à l’Etat Civil.

En vue des élections présidentielles, la Commission Electorale indépendante ivoirienne (CEI) a choisi l’UNOPS pour l’achat du matériel nécessaire à l’organisation des élections.

Le projet d’Appui aux activités du Représentant Spécial du Facilitateur du Dialogue Direct Inter-ivoirien en Côte d’Ivoire permettra à l’UNOPS de fournir au Bureau du Représentant Spécial du Facilitateur (RSF), chargé de suivre en son nom et pour son compte la mise en œuvre de l’APO, une expertise de haut niveau et un personnel d’appui technique dans les domaines concernés par les différentes composantes de l’APO, y compris en matière électorale. Il concerne également la mobilisation des ressources humaines, financières et matérielles nécessaires à la réalisation du mandat du RSF.

Sécurité et ordre public

L’un des axes de l’APO concerne le problème de la réinsertion et de la réintégration des ex-combattants dans le tissu social et économique du pays.  Afin d’offrir une première solution à ce volet déterminant de la sortie de crise, l’ONUCI a décidé de mettre en place et exécuter un programme de 1000 microprojets visant le renforcement de la paix et de la sécurité par des actions permettant la réinsertion socio-économique des populations cibles. Le PNUD, qui s’est vu confier l’exécution du projet, a décidé avec l’ONUCI de charger le CIOC de la mise en œuvre. L’opération vise à satisfaire les besoins fondamentaux des anciens combattants et de leurs familles, et devra amener 1 280 ex-combattants à exercer une activité génératrice de revenus ou à suivre une formation.

Le CIOC a multiplié les actions dans la sous-région. Il a participé à la mise en place du financement de deux projets en Guinée Bissau dans le secteur de la réforme du système de sécurité (Security Reform System) et a appuyé les négociations qui ont mené à la signature de lettres d’intention avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).

 


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