Le Fonds d’affectation spéciale pour les modes de vie et la sécurité alimentaire
Le Fonds d’affectation spéciale pour les modes de vie et la sécurité alimentaire (Livelihood and Food Security Trust Fund - LIFT) est un fonds multi-donateurs de $ 100 millions pour les populations les plus pauvres et les plus vulnérables de Myanmar. Il travaille en accord avec le Cadre national sur les priorités à moyen terme (National Medium-term Priority Framework - NMTPF) et le Plan de redressement et de préparation post-Nargis (Post-Nargis Recovery and Preparedness Plan - PONREPP) dans les régions du Delta.
Le LIFT est gouverné par un consortium de donateurs qui inclue l’Agence australienne pour le Développement international (AusAID), la Commission Européenne, le Ministère du développement international du Royaume Uni (DFID), et les gouvernements du Danemark, de la France, de l’Allemagne, de la Norvège, de la Suède et de la Suisse.
L’UNOPS est le gestionnaire financier du LIFT et s’occupe de sa gestion technique et financière. Etabli en octobre 2009, il fonctionnera pendant cinq ans.
Three Diseases Fund
En réponse à la montée de cette crise, un consortium de donateurs comprenant la Commission européenne et les Gouvernements d'Australie, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Suède et du Royaume-Uni, a établi un mécanisme de fonds commun pour financer la lutte contre la plaie que constituent ces trois maladies (VIH/sida, paludisme et tuberculose) au Myanmar.
Le Three Diseases Fund (3DF) a été lancé en octobre 2006 avec un budget total de $114 millions sur une période de cinq ans. Son but principal est d'apparaître comme un instrument simple et transparent de financement pour des programmes de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme à l'échelle nationale, en renforçant les soins et traitements par un meilleur accès aux médicaments et services de soins appropriés.
Les projets financés par le «3DF» se focalisent sur les cas les plus exposés aux risques, particulièrement dans les zones qui ne bénéficient pas, ou très peu, d'accès aux services de santé publique à cause de contraintes géographiques ou de sécurité, ou encore à cause de discriminations basées sur des facteurs liés à l'appartenance ethnique, au genre ou à la situation financière.
Les services de gestion financière de l'UNOPS
Les donateurs ont choisi de mandater l'UNOPS comme Gestionnaire de fonds sur base des avantages comparatifs qu'il présente en tant qu'organisation autonome au sein du système des Nations Unies, pouvant fournir à d'autres agences des services financier et en gestion de projets. Basé à Rangoon, le Bureau de Gestion du Fonds comprend une équipe avec du personnel technique et d'appui assurant une gestion quotidienne du «3DF» selon les priorités fixées par le Consortium des Donateurs et le Bureau des Fonds.
Résultats
En à peine plus de deux ans, le Fonds a décaissé 42 millions de dollars au profit de 23 partenaires d’exécution, ce qui fait de ses contributions les plus élevées pour la lutte contre ces trois maladies au Myanmar.
Il a réussi à desservir largement le territoire, jusque dans les zones reculées par l’intermédiaire de divers organismes indépendants dont des organisations non gouvernementales (ONG) et leurs partenaires locaux, ainsi que cinq organismes des Nations Unies : l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ONUSIDA et le FNUAP ont reçu des dons pour appuyer la lutte générale contre les maladies menée par le Ministère de la santé, tandis que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et l’Organisation internationale des migrations ont obtenu des fonds pour des projets précis.
Le Myanmar compte selon les estimations 240 000 cas de VIH, dont 75 000 nécessitent un traitement antirétroviral. En 2008, le Fonds a contribué à fournir un traitement à environ 6 600 malades – 40 % de la population séropositive traitée par des antirétroviraux. Le Fonds a permis que des médicament de première intention contre la tuberculose soient distribués dans le pays à l’ensemble des 325 communes, en plus d’appuyer la prévention, les soins et le traitement du VIH et du sida dans 143 communes hautement prioritaires. Dans 134 de ces communes, il a participé à la prévention du paludisme, ainsi qu’aux soins et au traitement, y compris en finançant l’achat d’environ 80 000 moustiquaires imprégnées durablement et le traitement à l’insecticide de 400 000 autres.