Construire la paix, kilomètre par kilomètre 

 
Message de l’AGOC à l’occasion de la Journée de la Paix des Nations Unies
Lundi 21 septembre 2009

La moitié des conflits sont les suites de violences dans des pays qui émergent de conflits antérieurs. Les coûts qu’ils engendrent dans le pays, ainsi que dans les pays voisins, sont extrêmement élevés, et poussent ainsi à éviter de telles rechutes.

Des études ont démontré que l’aide au développement dans les pays en situation post-conflit, lorsqu’elle est apportée dans les dix années suivant le conflit, réduit de façon significative les risques de reprise. La raison : l’aide stimule la croissance économique, qui elle-même est bonne pour la paix.

Lâché de colombes  par le Directeur de l’AGOC, avec l’UNCT et le SRSG Kai Elide pour la Journée Internationale de la Paix 2009Puisque les revenus faibles et la présence de conflits sont statistiquement associés, l’aide post-conflit a pour effets simultanés d’accroître la croissance économique et les revenus tout en tant réduisant le risque de recrudescence des conflits. L’injection des dollars de l’aide internationale permet ainsi la réduction de la pauvreté et diminue les risques de retour des violences armées qui mettraient plus à mal l’économie.

L’une des façons les plus efficaces d’investir l’argent de l’aide pour atteindre ces objectifs est d’améliorer les infrastructures physiques du pays. D’après les recherches du professeur Paul Collier de l’Université d’Oxford au Royaume-Uni, les études concernant les travaux sur les infrastructures en Ouganda après la fin des conflits dans les années 80 ont par exemple montré un taux de rendement annuel consécutif de 40%. Ces résultats s’expliquent par le fait que des infrastructures améliorées représentent une fondation nécessaire à une bonne intégration économique.

Avec près de 10 000 kilomètres de routes construites ou réhabilités dans le cadre du programme national du Gouvernement, le Programme national pour l’accès rural (National Rural Access Program, NRAP), l’Afghanistan post-conflit pose les fondations d’un futur plus sûr.

Bruce McCarron, Directeur de l’AGOC, s’exprime lors de la Journée Internationale de la Paix 2009

Depuis juin 2002, le Ministère de la Réhabilitation rurale et du Développement (MRRD) et le Ministère des Travaux publics (MoPW) ont mis en œuvre le NRAP de façon commune le NRAP, avec l’aide à la mise en œuvre apportée par l’UNOPS. Des routes ont été réhabilitées dans 34 provinces, et le Gouvernement continue d’améliorer l’accès continu, tout au long de l’année, aux services de base et aux infrastructures, à l’intention de communautés rurales ciblées en Afghanistan. Les objectifs de ces programmes d’accès auprès des communautés rurales pauvres visent à réduire la ségrégation parmi les groupes ethniques et les niveaux de revenus.

Depuis, le NRAP a généré près de 12,4 millions de jours de travail et créé des modes de vie indispensables pour la population afghane dans le besoin. Le programme a aussi permis la construction ou la réhabilitation de 66 ponts, 14 pistes d’aviation et 73 097 mètres de structures routières, comme des ponceaux ou des murs de protection.

Lors de la Journée Internationale de la Paix 2009, nous avons été une fois de plus obligés de répondre à la question : « Que faites-vous pour la paix ? ». Le Centre d’opérations de l’UNOPS en Afghanistan soutient les efforts déterminés du Gouvernement afghan pour construire la paix, kilomètre par kilomètre.


 

 


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