Formation professionnelle pour les étudiants en ingénierie afghans 

 
Lundi 29 juin 2009

Afin d’assister le Ministère de l’éducation dans ses efforts pour rendre accessible une expérience professionnelle aux étudiants afghans, l’UNOPS s’est associé avec deux écoles d’enseignement professionnel dans le but d’offrir in situ une formation à pied d’œuvre sur le chantier du lycée de Sarder e-Kabuli pour filles, chantier financé par USAID qui, par ailleurs, finance également la réhabilitation et construction du lycée de Ghazi pour garçons avec l’UNOPS comme partenaire exécutif.

Un des obstacles majeurs pour trouver de l’emploi aux assistants ingénieurs promus cette année s’avère être le manque d’expérience sur le terrain. En dépit de l’augmentation des travaux de construction en Afghanistan et du besoin d’assistants ingénieurs, les étudiants doivent faire face à des demandes en matière d’expérience préalable lorsqu’ils cherchent des emplois. Cependant, l’acquisition d’expérience se révèle difficile, notamment parce que la formation sur le terrain ne faisait pas partie de l’ancien curriculum.

Au total, l’UNOPS a offert une formation sur le terrain à 350 étudiants de l’Institut technique d’enseignement professionnel afghan (ATVI) et à 150 étudiants de l’Ecole afghane de Sanai, dont les études les destinaient précisément à la profession d’assistant ingénieur. Parmi ceux-ci, 100 furent formés par groupes de 10-15 aux activités d’inspection, de gestion des travaux de construction, de sécurité, de contrôle de qualité et de conception structurelle ; tous eux supervisés par leurs professeurs pendant deux à trois semaines supplémentaires.

Selon M. Rohulla, fils de Mohammad Ismail, étudiant à l’ATVI, « de nombreuses personnes travaillent actuellement dans le domaine de l’ingénierie sans une formation appropriée et nous sommes maintenant meilleurs qu’eux ».

La formation est spécialement importante pour les 15 femmes inscrites au programme vu que la formation professionnelle se voit toujours entravée par les difficultés d’accès à l’expérience sur le terrain et par la non acceptation des femmes dans le secteur de la construction. Or la formation in situ sur le chantier de Sarder e-Kabuli leur a permis de suivre attentivement le processus de construction et d’être en contact avec les ingénieurs de l’UNOPS.

« Il est très difficile pour les filles d’acquérir de l’expérience ; cette formation possède donc une grande valeur », affirma Mme Laila, fille de Abd-Ull-Matin, également inscrite à l’ATVI.

« L’objectif du Programme des écoles professionnelles de Kaboul consiste à offrir au plus grand nombre possible d’étudiants un environnement sûr et propice à leurs besoins en matière d’apprentissage. L’UNOPS se plaît à constater que le chantier lui-même peut créer un environnement capable d’accroître les possibilités de formation des étudiants et nous répéterons sans aucun doute l’expérience », déclara Bruce McCarron, Directeur de pays de l’UNOPS.

 


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