L’arrivée d’un appareil de déminage a permis de faciliter les opérations d’élimination des mines en République démocratique du Congo.
Le gouvernement japonais a fait un don de 3,4 millions de dollars au Centre de coordination de la lutte antimines des Nations Unies en République démocratique du Congo (UNMACC-RDC) pour un projet de neuf mois à Kisangani combinant opérations de déminage et activités de sensibilisation aux risques liés aux mines.
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| Le MineWolf 330 retourne à la base pour un entretien de routine. Avec l'aimable autorisation de UNMAS/Gwenn Dubourtoumieu |
L’UNOPS exécute le projet en collaboration avec le Service de la lutte antimines de l’ONU et fournit des services de gestion de projets, de gestion des ressources humaines et d’approvisionnement.
La contribution du Japon a permis d’acheter un véhicule de déminage MineWolf 330, qui contribuera à faciliter les opérations d’élimination sur une superficie de terres contaminées estimée à huit millions de mètres carrés autour de Kisangani.
Le véhicule blindé peut retirer efficacement les mines antichars et antipersonnel et être conduit directement ou piloté à distance. Dans des conditions favorables, sa capacité de déminage est de 25 000 mètres carrés par jour. Selon son fabricant, seulement trois machines de ce type sont en activité en Afrique. Le MineWolf 330 est doté de multiples dispositifs de sécurité visant à protéger à la fois le véhicule et son pilote.
D’après le chef de programme de l’UNMACC-RDC, M. Harouna Ouedraogo, « le MineWolf est un outil économique de sondage et de déminage des zones potentiellement menacées. Sa mise à contribution permettra d’augmenter sensiblement les résultats opérationnels et d’avancer la date d’achèvement des opérations pour la zone ciblée dans le cadre du projet. Conformément aux procédures de reddition des terres, l’UNMACC met tout en œuvre afin de remettre les terres auparavant contaminées aux collectivités hôtes le plus rapidement possible. »
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| La formation des démineurs à Kisangani, en province Orientale. Avec l'aimable autorisation de UNMAS/Gwenn Dubourtoumieu |
Les opérations de décontamination à l’aide de cet appareil ont débuté en avril dernier. En mars, la compagnie de déminage MECHEM a formé 20 employés locaux afin de renforcer les capacités des équipes de déminages, en particulier en matière de travail avec des chiens pisteurs.
Kisangani, l’une des plus grandes villes du nord-est de la RDC, est contaminée par les mines terrestres et les munitions non explosées datant des conflits à la fin des années 1990.
Cette contamination représente toujours un danger pour la population civile et nuit au développement rural de la région, particulièrement aux alentours de l’aéroport de Bangboka. D’après les agents de lutte antimines à l’œuvre dans la région, cette zone compte parmi les plus contaminées de tout le pays.
Depuis 2002, les mines terrestres et les munitions non explosées ont fait 956 victimes dans le pays, selon l’UNMACC-DRC.
Plus de 3000 mines et 140 000 restes explosifs de guerre ont été détruits avec succès dans l’ensemble du pays. Les régions les plus touchées sont les provinces de l’Équateur, du Katanga, du Kasaï oriental, du Maniema, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et Orientale, où se situe Kisangani.