Une initiative de l’UE permet à des prisonniers irakiens de bénéficier d’une assistance juridique gratuite  

lun., 3 mai 2010

AMMAN - Des experts juridiques améliorent actuellement les services de défense juridique gratuits pour les prisonniers irakiens dans le cadre d’un projet soutenu par la Commission européenne. 

À la fin de l’année dernière, le Programme pour la protection des détenus et des victimes de torture en Irak a mis en place 20 Centres de Défense (LDC – Legal Defense Centers) dans 16 gouvernorats dans la pays, fournissant des services gratuits à des personnes ayant un accès limité à toute représentation légale en raison de leur situation financière, familiale ou de leur sexe.

 
 Des dossiers sont remis à un Centre de Défense juridique en Irak

Ce projet a récemment organisé une réunion de trois jours visant à identifier les difficultés restantes mais également à trouver des moyens d’entrer en contact avec les détenus oubliés par le système judiciaire.

Cette réunion avait également pour objectif d’améliorer le réseau de collaboration entre les centres et d’autres intervenants dans cette démarche de prestation de services juridiques pour les prisonniers, tels que l’Iraqi Justice Network for Prisoners (JNP – le réseau juridique irakien d’aide aux prisonniers) et l’Iraqi Bar Association.

Au cours des sept premiers mois de l’opération, des commissariats, des syndicats d’avocats, des tribunaux des centres de réhabilitation et des centres d’accueil ont reporté aux centres de défense jusqu’à 613 cas d’individus vulnérables ayant besoin d’une assistance juridique. Plus de cinq cent d’entre eux concernaient des hommes et cent concernaient des femmes. Au total, 365 cas répondaient aux conditions requises afin de pouvoir bénéficier de d’une représentation juridique par les LDCs.

L’un des avocats travaillant dans le cadre de ce projet au centre de Basrah a déclaré : «  Il est essentiel de pouvoir faire libérer une personne détenue de manière abusive en attente d’un verdict de prison à vie ou de peine de mort.”

L’un de ses collègues du centre de Salah al-Din a ajouté: « Cela fait 12 ans que je travaille en tant qu’avocat et c’est la première fois que je travaille sur des cas humanitaires. Nous faisons de notre mieux afin de faire bénéficier de nos services au nombre le plus élevé possible de détenus. »

Chacun de ces centres est dirigé par un groupe de trois à sept avocats bénévoles permanents et propose également des services téléphoniques permettant des consultations gratuites par téléphone.

L’un des avocats travaillant dans un centre à Babil a déclaré: « Ce programme a déjà permis à des détenus de bénéficier de consultations gratuites, ce qui a eu pour conséquence d’apporter d’informer la population en général. »

 « Ce projet est essentiel pour le renforcement du rapport entre les organisations de la société civile (telles que les équipes travaillant dans les centres) et les autorités exécutives et légales, comme la police et les tribunaux. Cette démarche permettre à ces organisation de répandre la culture des Droits de  l’Homme en Irak. »

Le projet parapluie « Programme pour la protection des détenus et des victimes de torture » a été fondé par l’Union européenne (UE) à travers le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avec un budget de 6 435 623 euros (11,555,200,418 Dinars irakiens - IQD). L’UNOPS exécute actuellement le projet avec l’aide de l’ONG « Un Ponte Per… » (UPP).

Ce projet est financé par l'Union Européenne par l'intermédiaire du PNUD. 


 

 


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