La TSHUAPA, en RDC - Un projet de l’Union européenne visant à réparer une route clé en République démocratique du Congo espère relancer le secteur agricole affaibli du pays.
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| La route communale qui relie Boende à Monkoto |
Le district de la Tshuapa, en Province équatoriale, considéré autrefois comme l’un des centres agricoles du pays, alimentait la population locale et approvisionnait la ville de Mbandaka et la capitale Kinshasa.
Cependant, des conflits incessants et l’effondrement économique dans les années 90 ont causé la disparition des places de marchés locales, altérant les modes de vie traditionnels. Les agriculteurs se sont ainsi vus forcés de se limiter à une agriculture de subsistance.
Les 130 km de route qui relient les localités de Boende à Monkoto ont été réduits à l’état de sentier suite aux années de guerre et au manque d’entretien. La région, qui est peuplée de plus de 340 000 habitants, dont beaucoup vivent dans des fermes isolées, a été particulièrement touchée par le manque d’une infrastructure de transports fiable.
En dépit de son potentiel agricole et d’un climat favorable, les territoires de Boende-Monkoto sont à présent confrontés à une malnutrition sévère et une pauvreté extrême, un paradoxe que l’on retrouve ailleurs en République démocratique du Congo.
La réouverture de la route entre ces deux villes est la première étape d’un projet de quatre ans visant à relancer la production agricole et à améliorer l’accès aux marchés dans le pays. D’un budget de 4,2 millions de dollars, ce projet, financé par l’UE et mis en œuvre par l’UNOPS, vise à long terme l’amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté.
L’accessibilité des routes permettra, entre autres, de renforcer les organisations d’agriculteurs déjà existantes, de distribuer des produits agricoles tels que des seme, ces graines et de l’engrais, et de construire des hangars de stockage et des points de vente.
L’UNOPS fera appel à des méthodes dites de forte intesité de main-d’oeuvre pour reconstruire ces routes afin de garantir l’emploi maximum de la force de travail locale et des matériaux locaux.