SAN JOSÉ - Grâce au soutien d’un nouveau fonds, les petits agriculteurs en Amérique centrale bénéficient d’une aide afin d’accéder à de nouveaux marchés.
Le programme d’innovation pour l’accès aux marchés vise à réduire la pauvreté en aidant les agriculteurs de quatre pays d’Amérique centrale à vendre leurs produits agricoles à un plus large éventail de marchés du secteur privé.
Cet objectif sera atteint par l’intermédiaire de mécanismes tels que la certification biologique, l’amélioration des processus de nettoyage, de sélection et de traitement, de meilleurs processus de commercialisation, d’étiquetage et d’emballage, ainsi que la lutte contre les parasites par la rotation des cultures et les cultures (comme les petits légumes) destinées aux marchés de niche.
Les agriculteurs et les organisations participant devront soumettre leurs propositions au fonds. Ceux qui sont sélectionnés bénéficieront d’un appui afin d’améliorer leur accès à des marchés lucratifs du secteur privé, tels que les chaînes de supermarchés et les marchés d’exportation.
Ce fonds de 1,7 million de dollars sera ouvert aux organisations représentant les agriculteurs du Guatemala, du Honduras, d’El Salvador et du Nicaragua. Les organisations admissibles comprennent notamment les associations d’agriculteurs, les coopératives, les ONG et les entreprises privées ayant de l’expérience dans le secteur agricole.
Le ministre nicaraguayen de l’Agriculture Ariel Bucardo a affirmé que ce programme permettra aux agriculteurs et à leurs organisations d’apporter une valeur ajoutée à la production nationale et de rechercher des marchés internationaux.
Environ dix projets seront sélectionnés, dont au moins un projet de chaque pays. Chaque projet bénéficiera d’une assistance technique et financière différente, qui pourra atteindre jusqu’à 250 000 dollars par projet.
Les propositions seront examinées via un système d’évaluation de la pauvreté (Poverty Score Card). Ce système, qui a été conçu par le Fonds d’investissement multilatéral de la Banque interaméricaine de développement (IADB-MIF) avec l’assistance technique de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (International Food Policy Research Institute, IFPRI), présente nombre des qualités nécessaires à la lutte efficace contre la pauvreté.
Les projets basés dans les districts les plus pauvres ont plus de chances d’obtenir une subvention, ainsi que ceux qui créent un grand nombre de nouveaux emplois, particulièrement pour les travailleurs non qualifiés et les femmes.
Les projets sélectionnés seront supervisés de près et bénéficieront d’une série de services administratifs et techniques afin de garantir que chaque projet parvienne à ses objectifs.
Máximo Torero, de l’IFPRI a expliqué que les quatre pays sont en concurrence les uns avec les autres. Chaque pays peut présenter au moins un projet, et pourra se voir accorder jusqu’à sept des dix projets. Les propositions seront soumises à un système d’évaluation très transparent.
Ce fonds est soutenu par l’IADB-MIF, l’Austrian Development Agency et le ministère espagnol des Affaires étrangères par l’intermédiaire d’une aide financière générale attribuée au Groupe régional d’assistance technique (Regional Unit for Technical Assistance - RUTA). Le programme bénéficiera d’une assistance technique accordée par l’IFPRI.
Les institutions publiques liées au développement rural, telles que les ministères d’agriculture et les organisations de développement rural, ont assisté à des événements marquant le lancement du programme dans les quatre pays bénéficiaires.
Ce programme sera mis en œuvre par le RUTA et géré par l’UNOPS.