Deux routes clés praticables par tous les temps ont été officiellement ouvertes au Sud-Soudan. Elles ont été construites par l'UNOPS pour le compte d'USAID.
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| Ce programme se concentre sur l’amélioration de l’infrastructure publique essentielle qui soutient la prestation de services de base, la mise en place de marchés et contribue à la consolidation de la paix. Photo:UNOPS/Azusa Chiba |
C’est la première fois que des routes de gravier avec revêtement sont aménagées au Sud-Soudan. Ce projet a été mis en œuvre par l’UNOPS dans le cadre du Programme de reconstruction accélérée de l’infrastructure, financé par USAID. Ce programme se concentre sur l’amélioration de l’infrastructure publique essentielle qui soutient la prestation de services de base, la mise en place de marchés et contribue à la consolidation de la paix pour les habitants du Sud-Soudan.
Ces routes ont permis d’établir des liens entre les communautés et de faciliter l’acheminement du secours humanitaire ainsi que la bonne gouvernance, au lendemain de deux décennies de guerre civile qui ont dévasté l’infrastructure du pays et miné l’économie locale.
La clôture de la construction de la route de Diabio-Tambura (105 km) et la réhabilitation d’urgence de la route Diabio-Ezo (77 km) a été marquée par une grande cérémonie au mois de juin, à laquelle ont assisté des représentants officiels du gouvernement américain, du gouvernement sud-soudanais et des Nations Unies.
Lise Grande, Coordinatrice Résidente/humanitaire pour le Bureau des Nations Unies de la Coordination des Affaires humanitaires (BCAH) au Sud-Soudan, a résumé ce progrès dans la déclaration suivante : « Ce qui était la pire route du Sud-Soudan est maintenant la meilleure. »
Bill Hammink, Directeur de la Mission USAID au Soudan, a quant à lui déclaré : « Ces routes représentent le partenariat de longue date entre USAID et le ministère du Transport et des Routes dans l’État de l’Équatoria-Occidental.»
Le gouverneur de l’Équatoria-Occidental, S. E. Joseph B. Bakosoro, a affirmé : « Je suis reconnaissant envers le peuple américain, USAID, l’UNOPS, les entrepreneurs et tous les autres. À présent, c’est au peuple soudanais d’entretenir cette route pour un usage à long terme. »
Le « grenier du Soudan », comme on appelle l’Équatoria-Occidental, l’un des plus grands États du Sud-Soudan, commence petit à petit à revenir au niveau de productivité qu’il a connu dans le passé, les petits agriculteurs produisant des surplus destinés aux marchés locaux.
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| Tereza Paul estime que ses revenus ont augmenté de 50% depuis que le route a été restaurée.Photo:UNOPS/Azusa Chiba |
Des commerçants locaux ont témoigné de l’intensification de l’activité économique à mesure que chaque nouveau tronçon de route était achevé.
Tereza Paul, 40 ans, travaille sur le marché pour subvenir aux besoins de ses quatre enfants. Elle témoigne : « Je vends des noix sur ce marché depuis 2009, c’est grâce à ça que mes enfants peuvent aller à l’école. J’estime que mes revenus ont augmenté de 50% depuis que cette route a été restaurée.»
Matthew Luca, 29 ans, est un ancien combattant devenu marchand. Il raconte : « J'ai été soldat pendant cinq ans à Nzara. Après la retraite, je n'avais pas assez d'argent pour établir un commerce dans une grande ville. Ce marché de Naandi est donc une bonne façon de commencer pour moi. Et grâce à la nouvelle route, l’approvisionnement en biens est facilité et je peux répondre à la demande de la part des villageois. »
Il a ajouté : « Je vais économiser pendant quelques années pour pouvoir monter une plus grande société. »
Quatre des six sous-traitants qui ont travaillé dans le cadre de ce projet étaient des compagnies soudanaises, ce qui illustre le renforcement des capacités en matière de passations de marchés au fil des ans. Parmi les autres bénéficiaires de ce projet figurent également des membres du personnel du Ministère de l’Infrastructure physique, dont la capacité a été renforcée au cours de la mise en œuvre du projet.