ASTANA – un projet multinational de conservation de la mer Caspienne a été lancé plus tôt dans le mois dans le cadre des efforts de gestion durable du plus grand espace d’eau enclavé au monde.
Connu sous le nom de CaspEco, le projet s’inscrit dans le cadre d’un programme de coopération, s’élevant à plusieurs millions de dollars, entre l’Azerbaïdjan, l’Iran, le Kazakhstan, la Russie et le Turkménistan. Ces cinq pays voient dans les richesses écologiques et minérales de la mer Caspienne des enjeux et des intérêts majeurs. CaspEco est financé à hauteur de 5 millions de dollars par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), et sera complété de financements supplémentaires fournis en nature par les pays côtiers.
L’isolation du bassin caspien a créé un système écologique particulièrement unique de près de 400 espèces, incluant par exemple plusieurs espèces de harengs ou d’esturgeons à partir desquels le caviar est produit. Mais les réserves naturelles de poissons ont décliné ces dernières années de façon dramatique à cause de la surpêche, du braconnage, de la construction de barrages, de la pollution, et de l’introduction d’espèces invasives qui envahissent le bassin à partir des canaux se déversant dans la mer Noire et la mer Baltique.
Le projet va permettre de renforcer la gouvernance environnementale et d’améliorer la gestion durable des ressources naturelles de la mer Caspienne. Le FEM va aider les gouvernements qui participent au projet à travailler ensemble pour réduire la surpêche et réformer l’utilisation des ressources naturelles. L’UNOPS se charge actuellement du recrutement du personnel du Groupe de gestion pour la coordination du projet qui sera basé à Astana, au Kazakhstan, pour mettre en œuvre ce projet.
Des représentants de l’Azerbaïdjan, de l’Iran, du Kazakhstan, de la Russie et du Turkménistan étaient présents lors de la réunion de lancement du projet. Etaient aussi présents le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la Banque mondiale. Cette réunion a été ouverte par Nurgali Ashimov, le ministre de l’Environnement du Kazakhstan.