PORT-AU-PRINCE - Les centres de communication de la mission de l’ONU en Haïti relient les différents services onusiens d’aide d’urgence tant que la nation caribéenne peine à se remettre du tremblement de terre dévastateur de janvier dernier.

Les 13 centres de communication, dirigés par l’UNOPS pour le compte de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (la MINUSTAH), ont été mis en place en 2004 dans le but de gérer le système radio de la mission.
Le tremblement de terre du 12 janvier a sévèrement affecté le système de télécommunications du pays et l’effondrement des tours et réseaux saturés ont redu les appels téléphoniques difficiles. Cependant, les centres de communication de la MINUSTAH n’ont subi que peu de dommages et sont toujours en mesure d’émettre des fréquences UHF.
Projet d’évaluation des dommages subis par l’infrastructure
L’UNOPS exécute actuellement à Port-au-Prince le « Projet d’évaluation des dommages subis par l’infrastructure », financé par la Banque mondiale et le gouvernement britannique au travers d’un accord bilatéral de 2,8 millions de dollars.
Ce projet, d’une durée prévue de six mois, comprend l’évaluation structurelle de 200 000 bâtiments de la capitale afin de déterminer lesquels d’entre eux peuvent accueillir des habitants et lesquels doivent subir des travaux de reconstruction. Il a pour but d’établir un plan de reconstruction.
L’UNOPS aura pour tâche de certifier les 300 ingénieurs locaux qui seront chargés d’évaluer l’état des bâtiments et de leur fournir une formation concernant le matériel et les techniques d’évaluation des catastrophes.
L’UNOPS réalise ce projet en étroite collaboration avec le Ministère des Travaux Publics et participe au développement des capacités gouvernementales en travaillant, avec le ministère, a l’élaboration de standards nationaux en matière de construction.
Réhabilitation de la route 23
Un précédent projet de réhabilitation de la route 23 - une route de Port-au-Prince dangereusement endommagée - exécuté par l’UNOPS pour le compte du PNUD, a également grandement facilité les activités humanitaires. Cette route, en grande partie épargnée par le tremblement de terre, est devenue l’un des accès principaux pour l’acheminement de l’aide vers la capitale.
La route 23 fut reconstruite à l’origine dans le but de créer des possibilités économiques, réduire la criminalité et la violence en favorisant les patrouilles, en améliorant les conditions sanitaires, et en créant des emplois à court terme pour la population locale.
Parmi les partenaires de l’UNOPS pour ce projet figurent la Banque mondiale, la MINUSTAH, le système des Nations Unies en Haïti et le gouvernement haïtien. La Banque mondiale a fourni une aide de 903 000 dollars pour les pays à faible revenus et en difficultés afin de financer le projet.
UNOPS en Haïti
L’UNOPS travaille en Haïti depuis 2004. Avant le tremblement de terre, les activités comprenaient la réhabilitation d’écoles, d’universités, de locaux hospitaliers, de centrales électriques et de routes. Pour les élections en 2006, l’UNOPS a fourni des moyens logistiques et des services de formation. Suite au passage de l’ouragan Jeanne aux îles Gonaïves en 2004, l’UNOPS a soutenu les activités humanitaires. L’organisme fournit également des services d’achat et de gestion de projet dans le cadre d’autres opérations des Nations Unies en Haïti.
L’UNOPS a établi des liens étroits avec le gouvernement haïtien, ses divers ministères et autorités locales, dont le Ministère de l’éducation, le Conseil Électoral Provisoire, la Police nationale haïtienne et surtout le Ministère des Travaux Publics, des Transports et des Communications.
Pour en savoir plus sur l'UNOPS en Haïti