Le Plan stratégique 2010-2013 de l’UNOPS oriente les efforts de l’UNOPS vers les projets qui en ont le plus besoin et a pour objectif d’établir des partenariats stratégiques avec des organisations des Nations Unies et des institutions financières internationales. L’UNOPS a à cœur de respecter l’Agenda de Paris concernant l’appropriation nationale et le développement des capacités et s’engage á soutenir le développement des capacités nationales de mise en œuvre dans les pays en voie de développement.
La politique de passation de marchés de l’UNOPS lui permet de suivre les règles et procédures de la Banque mondiale en matière d’achats.
L’Infrastructure physique
L’Afghanistan
Grâce à un financement de 112 millions de dollars accordé par la Banque mondiale via son fonds fiduciaire de l’Association internationale de développement, la phase actuelle du Projet d’accès rural d’urgence nationale (NERAP), d’une durée de trois ans, a pour objectif l’amélioration de 2 000 km de routes secondaires et tertiaires à travers le pays et l’élargissement des capacités des ministères sectoriels afin de développer la gestion et la livraison des travaux. En outre, le projet NERAP a récemment bénéficié d’une contribution supplémentaire de la part du Fonds fiduciaire pour la reconstruction de l’Afghanistan, géré par la Banque mondiale, à hauteur de 30 millions de dollars.
Ce programme, qui a déjà vu la construction ou la réhabilitation de 9 632 km de routes, établit des liaisons entre les 34 provinces de l’Afghanistan rural, renforçant ainsi l’accès permanent à des services essentiels, particulièrement dans les zones rurales. Ce projet a également dirigé la construction ou la réhabilitation de 66 ponts, 14 aérodromes et des dizaines de milliers de mètres de structures connexes de tout-à-l’égout, telles que des dalots ou des murs de protection.
Ce projet a généré 12,4 millions de journées de travail grâce à sa méthode de construction basée sur la main-d’œuvre. En outre, il a permis de créer les conditions pour des emplois à long terme grâce à des infrastructures communautaires essentielles, y compris des plans d’irrigation, des installations sanitaires et hydrauliques ainsi que des écoles et des cliniques.
Haïtí
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| Un ingénieur haïtien marque de jaune un bâtiment inspecté |
À la suite du tremblement de terre en janvier 2010, 280 ingénieurs haïtiens engagés par le Ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications évaluent actuellement les dommages structurels de centaines de milliers de bâtiments. Ces ingénieurs inspectent en personne les bâtiments avant de les marquer de peinture verte, jaune ou rouge selon l’étendue des dommages. Le projet donne la priorité aux écoles et aux foyers dans les zones où les camps de fortune sont les plus surchargés.
Financé conjointement par la Banque mondiale et le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement, le projet a pour objectif principal de rassembler les informations nécessaires à la planification de reconstruction de la ville et de permettre aux personnes déplacées de retrouver leur foyer. L’UNOPS travaille au sein du Ministère haïtien des Travaux publics afin de l’aider à former les professionnels et à livrer le projet, et collabore étroitement avec la société de maîtrise d’ouvrage du génie sismique Miyamoto International.
La route 23, une route d’accès à Port-au-Prince qui a été réhabilitée avec l’aide de l’UNOPS en 2009, s’est également révélée utile pour les activités humanitaires. Cette route, qui avait subi d’importants dommages lors du tremblement de terre, est maintenant une route clé pour la livraison d’aide humanitaire dans la capitale.
À l’origine, elle avait été reconstruite dans le but de faciliter les activités économiques, de réduire les crimes et la violence en permettant aux patrouilles de circuler davantage, d’améliorer les conditions sanitaires et de créer des emplois à court terme pour les habitants locaux. Le partenariat mis en place pour ce projet comprenait la Banque mondiale, la MINUSTAH, le Système de l’ONU en Haïti, et le gouvernement haïtien.
La République démocratique du Congo
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| Nouvelle école financée par la Banque mondiale en RDC |
Situées à quelque 1 800 kilomètres de la capitale, Kinshasa, les provinces du Nord et du Sud Kivu se trouvent dans la partie est de la RDC, une région où les conflits armés, la pauvreté et les catastrophes naturelles ont ébranlé la capacité du pays à fournir des services fondamentaux tels que l’éducation.
Afin de répondre à ce besoin, la Banque mondiale a, via son Programme multisectoriel d’urgence de réhabilitation et de reconstruction, (le PMURR) a alloué des fonds au Bureau central congolais de Coordination (le BCECO). Le BCECO a ainsi pu construire 18 écoles et en réhabiliter deux autres au Kivu, offrant de cette façon des possibilités éducatives à quelque 20 000 élèves. C’est l’UNOPS qui, présent en RDC depuis 1995, a réalisé le projet.
Les travaux majeurs ont débuté en juillet 2008 et le projet a pu livrer les 20 bâtiments scolaires au gouvernement en seulement sept mois, en dépit de l’extrême instabilité de la situation sécuritaire dans cette région. Les écoles se situent dans les villes de Goma, Beni, Butembo, Bukavu et Uvira.
Les travaux, réalisés par des entreprises locales, comprenaient la construction de 11 bâtiments administratifs, 10 installations sanitaires et la réhabilitation de cinq installations sanitaires supplémentaires. L’ensemble des bâtiments sont équipés de 3 690 pupitres, de 4 000 chaises, de 200 bureaux de professeur, et 200 étagères et bibliothèques fabriquées dans des ateliers locaux à partir de matériaux locaux.
La santé
L’Inde
Créé en 2007, le Bureau indien des achats a fourni des biens au nom du Ministère indien de la Santé dans le cadre de nombreux programmes soutenus par la Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria. Parmi ces programmes figurent le troisième projet de contrôle national du sida, le programme de Santé reproductive et infantile II (RCH II), le programme national de lutte contre la tuberculose et le programme national de lutte contre les maladies transmises par vecteur.
Afin de soutenir ces programmes, le Bureau indien des achats a fourni et livré du matériel médical pour un montant de 240 millions de dollars, comprenant des seringues, du matériel de dépistage du sida, des médicaments, des kits de dépistage rapide du VIH, des camionnettes de transport du sang, ainsi que de nombreux autres produits pharmaceutiques. En 2009, le montant des produits fournis atteignait environ 90 millions de dollars.
Le Bureau indien des achats a livré des produits dans des régions parmi les plus isolées de ce vaste pays. L’achat de médicaments en kits pour le programme de Santé reproductive et infantile du gouvernement indien financé par la Banque mondiale a contribué à la réduction de la mortalité infantile et a amélioré la santé des mères. Les services de l’UNOPS en Inde ont également réduit le cycle d’approvisionnement, ce qui permet au gouvernement de faire des économies.
L’Irak
Grâce au financement accordé au Ministère régional de la Santé du Kurdistan dans le cadre du Fonds fiduciaire de la Banque mondiale pour l’Irak, l’UNOPS travaille à l’amélioration des capacités de réaction du ministère de cette région face à l’urgence sanitaire. Ses activités comprennent la conception et la construction d’une nouvelle banque du sang à Erbil, la réhabilitation d’une banque du sang à Sulaymaniyah et Dohuk, et la conception et la construction d’un nouveau centre d’urgences dans chacune de ces trois villes, dont la création d’un système de communication, l’achat de 12 ambulances, et la formation du personnel médical et paramédical travaillant au service d’urgence.
Les services d’achat
La République démocratique du Congo
Le Projet d’urgence pour la réhabilitation urbaine et sociale (PURUS), fondée par la Banque mondiale en 2007, a pour but d’aider le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) à gérer les difficultés liées aux élections en fournissant les moyens nécessaires au maintien de la stabilité économique, politique et sociale. Le budget du projet s’élève à 180 millions de dollars et prendra fin en 2011. Le projet compte cinq volets : 45 millions de dollars sont destinés à couvrir les frais d’opération du secteur éducatif, 50 millions de dollars pour la couverture de la dette publique nationale, 42 millions pour la réhabilitation de routes urbaines, 25 millions pour améliorer l’accès à l’eau potable et 13 millions pour lutter contre la malaria. Les frais de gestion du projet s’élèvent à 5 millions de dollars.
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| Motos fournies pour le projet PURUS à Kinshasa |
L’UNOPS a fourni ses services pour trois de ces cinq volets, dont la réhabilitation de routes urbaines, l’approvisionnement en eau et la lutte contre la malaria dans la capitale, Kinshasa. Le Ministère du Plan de la RDC, via son agence d’exécution, l’Unité de Coordination de Projets (UCOP), travaille en partenariat avec l’UNOPS concernant ces trois volets. Pour le compte de l’UCOP, l’UNOPS gère le programme d’achats du PURUS dont le budget total s’élève à environ 80 millions de dollars.
Ce budget comprend le matériel pour la réhabilitation de 17 kilomètres de route et l’approvisionnement en eau ainsi que l’achat et la distribution de deux millions de moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide (LLIN) résistantes dans toute la capitale, Kinshasa. En moyenne, chaque foyer a reçu deux moustiquaires.
L’UNOPS a fourni ses services pour l’enquête technique concernant les routes urbaines prioritaires et le système de distribution de l’eau devant être réhabilités à Kinshasa. L’UNOPS a également fourni ses services pour l’audit financier des comptes annuels du PURUS et des services de ressources humaines pour le recrutement d’un consultant moyens de paiement, un comptable et employé administratif et un directeur administratif et financier pour l’UCOP.
L’UNOPS a également fourni au projet, dans le cadre d’autres services d’achat, 14 camionnettes et 35 motos pour l’UCOP et d’autres agences gouvernementales, ainsi que des meubles de bureau, du matériel informatique et des générateurs pour l’UCOP.
L’ordre public et la sécurité
L’Afghanistan
Dans le cadre d’un projet de modernisation des douanes et de facilitation du commerce financé par la Banque mondiale, l’UNOPS assiste également le département afghan des douanes (l’ACD - Afghan Customs Department) à l’amélioration de l’administration douanière, à la construction ou la réhabilitation de l’infrastructure physique et à la création d’un bureau national afghan de normalisation (ANSA - Afghanistan National Standards Authority).
L’UNOPS a notamment construit le siège de l’ACD, un bâtiment à plusieurs étages sur la route de Jalalabad Road à Kabul. En outre, l’UNOPS a aidé à la création et à la réalisation en plusieurs étapes d’un Système informatisé des données douanières (Automated System for Custom Data - ASYCUDA), et a mis en place le matériel informatique dans les installations à la frontière et à l’intérieur du pays.