Situé à faible altitude et comptant plus de 230 cours d’eau, le Bangladesh est régulièrement victime de catastrophes naturelles qui perturbent l’approvisionnement alimentaire et prive de moyens de subsistance les populations qui vivent de l’agriculture.

Une planification urbanistique défaillante, une surpopulation et de faibles infrastructures amplifient les menaces liées aux catastrophes qui pèsent sur les communautés urbaines, particulièrement dans les régions vulnérables aux tremblements de terre. Maîtriser ces dangers représente un défi majeur pour le gouvernement national. En plus des coûts économiques et des pertes humaines, les désastres de grande ampleur peuvent dans un si petit pays réduire à néant les efforts de lutte contre la pauvreté et détourner des ressources qui sont nécessaires au développement.
Le Programme Global de Gestion des Catastrophes
En 2003, en partenariat avec le DFID et le PNUD, le Ministère bangladais de l’Agriculture et de la Gestion des Catastrophes a lancé le Programme Global de Gestion des Catastrophes (CDMP). La Commission européenne est devenue le troisième grand donateur de ce programme en septembre 2006.
La Phase I de cette initiative, devant s’achever en décembre 2009, vise à renforcer l’habilité du système bangladais de gestion des catastrophes à réduire les risques évitables et à améliorer l’intervention d’urgence et le processus de reconstruction. Elle appuie aussi des politiques et réformes significatives qui mettent l’accent sur la gestion des catastrophes, allant de l’intervention à la réduction globale des risques. Elle renforce aussi l’efficacité et la coordination, en intégrant des initiatives durables de gestion des risques au sein d’une planification plus large de développement.
Résultats du projet
Depuis le début des activités sur le terrain en juin 2006, le Programme a obtenu des résultats significatifs dans les cinq domaines prioritaires du Cadre d’Action de Hyogo pour 2005-2015 relatif à «des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes». En tant que l’une des trois agences d’exécution, l’UNOPS a joué un rôle de premier plan dans la réalisation de nombreux résultats essentiels, tels que résumés ci-dessous.
Axe prioritaire 1 de Hyogo: S’assurer que la réduction des risques de catastrophes est une priorité nationale et locale soutenue par un solide cadre institutionnel de mise en œuvre
L’UNOPS a contribué à l’élaboration d’un système de gestion des informations pour assurer le suivi et l’évaluation des projets, suivre l’état d’avancement des principales réalisations du Programme et guider l’élaboration ou la révision des principales politiques de gestion des catastrophes, telles que la loi sur la gestion des catastrophes, la Politique nationale de gestion des catastrophes et le Plan national sur la gestion des catastrophes.
Une base de données complète recensant l’ensemble des organisations menant des activités en matière de gestion des catastrophes dans les districts pilotes est actuellement en place. De plus, le Programme a lancé des campagnes de formation professionnelle du personnel de la fonction publique et des agences d’exécution pour préparer ces derniers à intégrer et garantir dans leur mode de fonctionnement une meilleure gestion des risques.
Axe prioritaire 2 de Hyogo: Identifier, évaluer et contrôler les risques de catastrophe et améliorer le système d’alerte rapide
Avec l’appui de l’UNOPS, le CDMP a initié plus de 550 évaluations des risques sur un plan communautaire et autres plans d’action de réduction des risques concernant entre 15 et 20 millions de personnes.
Un Centre d’informations sur la gestion des catastrophes et du réseau d’informations sur les risques a été ouvert, pour servir 150 millions de personnes dans 64 districts et 230 sous-districts.
Axe prioritaire 3 de Hyogo : Utiliser les connaissances, l’innovation et l’éducation pour instaurer une culture de sécurité et de lutte à tous les niveaux
L’UNOPS a contribué à la mise en place d’une stratégie d’apprentissage et de développement et a conduit des programmes de développement professionnel auprès des cadres du gouvernement.
En plus des nombreuses actions médiatiques, le Programme a mis en œuvre plusieurs projets de formations de base en gestion des catastrophes à l’intention de 25.000 membres du comité de gestion des catastrophes qui agissent au service de 70 millions de personnes.
Axe prioritaire 4 de Hyogo: Réduire les facteurs de risque sous-jacents
Pour renforcer les communautés locales, l’UNOPS a contribué à la création de mécanismes pour coordonner les interventions, définir les lacunes des projets et mieux évaluer les besoins. Elle a aussi aidé à l’établissement d’un programme local de subventions pour établir de petites interventions de réduction de risques et des stratégies de sécurité alimentaire.
Axe prioritaire 5 de Hyogo: Renforcer les mécanismes de lutte contre les catastrophes par une préparation efficace à tous les niveaux
L’UNOPS a fourni très tôt un appui technique au Gouvernement et aux Nations Unies, de juillet à novembre 2007, pour faire face aux dommages causés par deux graves inondations et le cyclone tropical Sidr qui ont touché 8,9 millions de personnes. Pendant les inondations et la saison des cyclones, le Programme a ainsi produit 200 rapports sur la situation utilisés par 500 organisations locales et internationales.