Réhabiliter les routes pour rétablir l’accès en Haïti 

 
Pour l’un de ces projets, financé par la Banque mondiale, l’UNOPS a fourni des services liés à l’infrastructure d’urgence afin de stabiliser la route de Jacmel.

Réhabilitation d’urgence de la route de Jacmel

Le séisme qui a frappé Haïti en janvier 2010 a laissé le pays dévasté et désolé. Non moins de 220 000 personnes ont perdu la vie, et des milliers d’autres ont été blessées. Environ 1,5 million de personnes ont été obligées d’abandonner leurs maisons, qui ont été complètement détruites ou endommagées.
L’UNOPS comble les nombreux besoins d’Haïti en matière d’infrastructure par l’intermédiaire de projets très variés dont l’évaluation et la réhabilitation des institutions publiques, des écoles, des hôpitaux, des routes et des systèmes d’évacuation des eaux usées.

Pour l’un de ces projets, financé par la Banque mondiale, l’UNOPS a fourni des services liés à l’infrastructure d’urgence afin de stabiliser la route de Jacmel, que l’on appelle également la Route nationale N°4. Cette route relie Port-au-Prince, Leogane et Jacmel, et constitue un accès essentiel vers le cœur des régions touchées par le tremblement de terre, où vivent quelque 600 000 habitants.

Ce projet a été mis en œuvre afin de soutenir le Ministère haïtien des Travaux publiques, et en collaboration avec la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Une équipe d’ingénieurs de la MINUSTAH provenant du contingent de la République de Corée a fourni les machines lourdes.

Cette collaboration illustre la coopération efficace entre la MINUSTAH et l’UNOPS en Haïti, qui vise à tirer le meilleur du dévouement et des ressources des troupes et de l’expertise technique de l’UNOPS.

Les résultats de la réhabilitation de la route

Avant la mise en place de ce projet, la Route N°4 reliant Port-au-Prince à Jacmel risquait de s’effondrer complètement.

Fort de l’expérience acquise dans le cadre d’un projet similaire sur la route Martissant avant le séisme, les équipes de l’UNOPS ont restauré la route entre les mois d’avril et d’octobre 2010.

Plus de 300 travailleurs haïtiens ont stabilisé la surface de 24 kilomètres de route, déblayé 22 kilomètres de canalisation et construit quelque 600 mètres cubes de murs de soutènement en pierre.

La réhabilitation d’urgence de la route de Jacmel a facilité la distribution de l’aide humanitaire, les activités commerciales, le relèvement rapide et la sécurité, ce qui a permis d’améliorer les conditions de vie des communautés locales.

En outre, deux nouveaux projets de réhabilitation de routes ayant recours à la même méthode basée sur la main-d’œuvre commenceront bientôt dans les parties urbaines et rurales des communes de Bainet dans le Sud-est et de Ouanaminthe dans le Nord-est.

La méthode basée sur la main-d’œuvre

Outre les travaux de reconstruction, ce projet vise essentiellement à générer des revenus pour les habitants locaux grâce à une méthode de travail basée sur la main-d’œuvre. La garantie de postes de travail et de revenus domestiques minimums est un moyen essentiel de renforcer le pouvoir économique des familles et de favoriser un relèvement économique rapide.

L’UNOPS a engagé 330 Haïtiens provenant des quartiers pauvres affectés par le séisme, ce qui a permis de créer plus de 40 000 « jours de travail ».

L’UNOPS s’est également attaché à renforcer les capacités à travers la formation de la population locale en matière de réhabilitation et d’entretien des routes. En particulier, l’UNOPS a formé des maçons haïtiens à la construction de murs de soutènement et des ouvriers travaillant à la construction des routes ont été formés à l’utilisation d’asphalte prémélangé et au remblayage des fissures de la chaussée.

L’expertise de l’UNOPS en ce qui concerne l’élaboration de combinaisons adaptées de travail manuel et d’équipement, dans le cadre d’activités supervisées par une équipe d’ingénieurs de l’UNOPS, permet de construire des routes de meilleure qualité qui nécessitent moins d’entretien.

 


 




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