Le séisme qui a frappé Haïti en janvier 2010 a laissé le pays dévasté et désolé.
Non moins de 220 000 personnes ont perdu la vie, et des milliers d’autres ont été blessées. Environ 1,5 million de personnes ont été obligées d’abandonner leurs maisons, qui ont été complètement détruites ou endommagées.
L’UNOPS vise à combler les besoins immédiats de ces collectivités en matière de logement au moyen de la construction d’abris temporaires en bois dans le cadre d’un programme financé par la Commission européenne, la Croix-Rouge américaine et les gouvernements de la Suède et du Royaume-Uni.
Ces abris temporaires sont conçus pour apporter une solution plus durable aux refuges d’urgence et aux camps de tentes actuels, puisque le retrait des débris et la reconstruction des infrastructures de logement endommagées sont susceptibles de durer des années.
Conception des abris
Compte tenu de la réalité sur le terrain et des conditions climatiques en Haïti, l’UNOPS a élaboré un modèle adapté mesurant 18 mètres carrés qui comprend une structure en bois, un revêtement mural en contreplaqué et une toiture en zinc et en aluminium. Les abris ont été conçus et construits conformément aux normes internationales et aux dernières techniques de réduction des risques de catastrophe, et ont été testés pour résister à des vitesses de vent supérieures à 170 kilomètres à l’heure (l’équivalent d’un ouragan de catégorie 1).
Une fois construits, ces abris peuvent loger des familles de cinq personnes et peuvent durer au moins trois ans.
Le processus de conception des abris est le fruit d’un effort conjoint de l’équipe de l’UNOPS chargée des abris en Haïti et de l’Unité de Conception d’Infrastructure Physique de l’UNOPS. Ces équipes effectuent également des vérifications de la résistance structurelle des abris conçus par d’autres organisations travaillant dans le centre d’actions thématiques d’abris d’urgence.
Fabrication et construction des abris
L’UNOPS a mis en place un site de fabrication d’abris à Port-au-Prince. Des Haïtiens provenant des zones touchées par le séisme et des quartiers pauvres y participent à la production et à l’assemblage des abris, afin d'obtenir une source supplémentaire de revenus. Sur le site de production, environ 25 travailleurs de Cité Soleil, un bidonville de Port-au-Prince, ont été recrutés et formés afin de fabriquer et assembler les abris. L’UNOPS recrute et forme également des femmes charpentiers afin de les intégrer aux équipes de production. En outre, quinze équipes sont mises en place afin de construire les abris temporaires à leur destination finale. Au total, quelque 200 Haïtiens seront recrutés pour travailler dans le cadre du programme des abris temporaires.
Résultats
Depuis le 15 octobre 2010, environ 350 abris temporaires ont été construits, sur les 2 835 abris que l’on prévoit actuellement de livrer. Ces abris fourniront des logements durables à 14 000 personnes, et constitueront une étape essentielle au rétablissement de la dignité des collectivités.
Projet d’évaluation structurelle
L’UNOPS travaille également avec le ministère haïtien des Travaux publics au projet national d’évaluation des dommages subis par les bâtiments, financé conjointement par la Banque mondiale et par la Facilité mondiale pour la réduction des catastrophes et la reconstruction. Environ quatre cents ingénieurs ont été formés afin d’évaluer la sécurité des bâtiments endommagés. Ils ont évalué environ 300 000 bâtiments depuis le 15 octobre 2010.
Grâce au soutien de l’Office d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), 75 « mobilisateurs communautaires » travaillant de pair avec les ingénieurs assurent la divulgation d’informations susceptibles de sauver des vies, ainsi que la sensibilisation et la collecte de données auprès des ménages, des quartiers et des camps concernant les dangers liés à la vie dans des bâtiments endommagés.
Une fois que ces bâtiments auront été évalués, ils seront marqués de la couleur rouge (ne doivent pas être occupés), jaune (pourront être occupés après une série de travaux) ou verte (suffisamment sûrs pour être occupés). L’UNOPS utilise ces informations pour identifier les familles dont les maisons ont été détruites afin de leur fournir un abri temporaire sur le terrain dont ils disposent déjà.