Les décennies de guerre civile en Afghanistan ont crée des problèmes interconnectés de pauvreté, de chômage, d'infrastructure effondrée et d'insecurité.

Le projet de rénovation des dortoirs des femmes, financé par l'Agence américaine de développement international (USAID), se présente comme une réponse multidimensionnelle à ces difficultés complexes. Les méthodes d’exécution du projet ont été conçues pour renforcer les capacités locales et générer des emplois et des revenus; les dortoirs construits ont permis aux femmes rurales afghanes de surmonter de graves problèmes de sécurité et de promouvoir leur droit à l'éducation universitaire.
Services de l'UNOPS
Dans le cadre de l'exécution de ce projet de réhabilitation, l'USAID s’est tournée vers l'UNOPS en raison de son expérience en gestion des infrastructures complexes en Afghanistan depuis de nombreuses années. Le personnel technique de l'UNOPS a été impliqué à toutes les étapes du cycle du projet, offrant une haute qualité de services en ingénierie et en gestion.
L'UNOPS a relevé les défis complexes liés aux engagements contractuels – conception et compilation des documents et conduite du processus d'appel d'offres concurrentiel conformément aux procédures de l'UNOPS. L'UNOPS a contrôlé et supervisé les travaux exécutés conformément aux contrats, en évaluant les résultats obtenus, la qualité et la productivité du travail effectué sur le site lors de la construction.
L'UNOPS a par ailleurs formé le personnel et établi des mécanismes visant à assurer le bon fonctionnement de la résidence afin de mieux répondre aux besoins des étudiantes selon les exigences spécifiques à la culture afghane.
Réalisation des projets
Dans la mesure du possible, l'UNOPS a fait appel aux contributions des autorités locales et de la société civile et a travaillé avec d'autres ministères par l'intermédiaire du Ministère de l'Enseignement supérieur.
Au cours de la construction et de la rénovation, l'UNOPS a eu recours à l'utilisation maximale de matériaux, de main-d'œuvre et d'équipements locaux. L'UNOPS a veillé à ce que la majeure partie des fonds du projet reste dans le pays, ce qui a contribué au renforcement de l'appropriation locale et à la détermination du maintien des infrastructures à long terme.
En vue de palier de l'insuffisance des infrastructures municipales et des réseaux électriques, l'UNOPS a géré l'installation d'une centrale électrique de production indépendante et d'une station d'épuration avec des technologies énergétiques efficaces. L'eau est fournie par le réseau de distribution de la ville ainsi qu’une série de puits profonds sur le complexe même.
Le renforcement des capacités et la réalisation d'infrastructures sont nécessaires à la résidence destinée aux femmes. Le projet met particulièrement l'accent sur le renforcement des capacités techniques et managériales tant du gouvernement que de la société civile. À cette fin, des bureaux de l'UNOPS ont été installés au sein même de la résidence des femmes.
Résultats
En 2004, malgré la situation sécuritaire préoccupante, la faiblesse des capacités locales, et le manque de transparence et de fiabilité du monde des affaires local, l'UNOPS a réussi à mener à bien les travaux de rénovation en moins de six mois.
En effet, plus de 1.000 femmes jouissent maintenant d’un hébergement sécurisé, leur permettant de suivre des cours d'enseignement supérieur dispensés dans cinq facultés à Kaboul. Cela donne aux étudiantes la chance d'acquérir des connaissances et des compétences indispensables à leur propre émancipation, ainsi qu'à celle de leurs familles et, par extension, de la société afghane dans son ensemble.
La résidence pour femmes se présente comme un grand établissement constitué de quatre ailes au sein desquelles les étudiantes disposent de chambres et salles de bains. Et à chacun des quatre étages de ces ailes, une cuisine a été installée.
On y trouve également un réfectoire central, une cantine proposant trois services par jour, des installations de loisirs, un centre de documentation et une clinique. Chaque jour, des cours d'anglais et d'informatique, ainsi que d'autres abordant des thèmes tels que l'hygiène et la préparation face aux situations d'urgence sont dispensés dans une salle de formation. De plus, il y a des ordinateurs connectés au réseau Internet local accessibles à tous les élèves. Quant au personnel nécessaire au fonctionnement de toutes ces facilités, il est constitué en majorité de femmes.
L'aménagement paysager du jardin s'apparente à un symbole d'espoir pour les occupantes. Sans une telle résidence, la plupart d'entre-elles auraient dû renoncer à poursuivre leurs études supérieures. Après trois années d'activités, cette résidence est donc devenue un symbole d'avenir, ouvrant une nouvelle ère pour l'éducation afghane et les femmes de ce pays.