La santé des enfants et des mères représente toujours un problème majeur en dépit de la forte croissance économique qu’a connue le pays ces 20 dernières années.
De nombreux enfants de moins de cinq ans meurent de maladies que les vaccins peuvent permettre d’éviter, de malnutrition et de diarrhée causée par de mauvaises conditions sanitaires.
En réponse à cette situation, les gouvernements indien et norvégien ont décidé de mettre en place l’Initiative de Partenariat Indo-Norvégien (Norway India Partnership Initiative - NIPI) en septembre 2006 afin de soutenir un programme sanitaire déjà en place : la National Rural Health Mission.
Cette initiative prendra fin en 2011 et se concentre sur cinq états représentant 40 pourcent de la population de l’Inde et presque 60 pourcent des décès chez les enfants : le Bihar, le Madhya Pradesh, l’Orissa, le Rajasthan et l’Uttar Pradesh. 
La NIPI est gérée par un partenariat entre ces cinq états, le gouvernement, l’UNICEF, l’OMS et l’UNOPS. Les cinq états sont les principaux acteurs dans ce partenariat et la NIPI sert de catalyseur afin de les assister dans leur innovation et mise en place de ce nouveau système de services de santé.
Le financement de la NIPI ne provient pas du budget de l’état pour la santé, ce qui permet aux états d’essayer librement différentes interventions possibles à un niveau modeste et facile à gérer avant d’en faire des politiques officielles.
Environ deux millions d’enfants indiens meurent avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans, et jusqu’à la moitié décède durant leur premier mois de vie.
Ainsi, la NIPI a fait des nouveau-nés sa priorité tout en reconnaissant que l’immunisation et la nutrition sont des éléments importants dans le cadre d’une approche holistique.
Dans la mesure où le nouveau-né ne peut être sain si la grossesse et l’accouchement ne le sont pas, la santé des mères est également un élément à part entière de cette initiative. L’égalité des sexes est une question qui a trait à plusieurs facettes du projet mais constitue également un domaine prioritaire à part entière dans la mesure où le faible taux d’utilisation des services de santé destinés aux femmes ainsi que le manque d’autonomie des mères a un impact direct sur le taux de mortalité des mères et des enfants.
L’UNOPS remplit une fonction de secrétariat pour la NIPI, gère le « Child Health Resource Network » et est l’agent local du Fonds pour les cinq états.

À la fin de l’année 2009, le financement centralisé par l’UNOPS a permis à ces cinq états de :
- Informer davantage la population au niveau de l’état au sujet des questions de santé spécifiques à la mère et à l’enfant
- Entraîner 10 300 ASHAs (Accredited Social Health Activist, c’est-à-dire une femme travaillant dans une structure villageoise) Les ASHAs ont déjà rendu visite à 20 000 nouveau-nés et à leurs mères au moins quatre fois. L’on s’attend à ce que le nombre de ces visites atteigne 350 000 d’ici 2010. Chaque visite à une famille est rémunérée 4 dollars.
- Placer, former et soutenir financièrement environ 75 gérants de système de santé des mères et des enfants au niveau des districts et des
« blocks ».
- Ouvrir deux unités de soins pour les nouveau-nés malades (six autres unités sont en cours de construction).
- Former des médecins et des infirmières pour ces deux unités.
- Former et soutenir financièrement 643 Yashodas, ces travailleuses locales qui assistent les infirmières, sages-femmes et mères dans les services de maternité.
- Assister à la création et la gestion du National Child Health Resource Centre (Centre national de ressources sanitaires pour l’enfant) au sein du in the National Institute of Health and Family Welfare à New Delhi.
- Aider les cinq états à améliorer leurs procédures administratives et financières afin de les aider gérer la multiplication des services réalisée par la National Rural Health Mission.
Avec l’aide de l’UNOPS, ces cinq états sont désormais en mesure d’effectuer certaines interventions à plus grande échelle, en utilisant principalement des financements propres. Ces état ont pu exécuter eux-mêmes ces interventions tout au long de la procédure et ont ainsi développé la capacité de prendre les commandes d’un projet au cours de la dernière phase de sa réalisation.