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Un bâtiment scolaire temporaire construit par l’UNOPS pour le compte de l’UMCOR. Photo:UNOPS/Marc Lee Steed |
Depuis le tremblement de terre en 2010, l’UNOPS a augmenté ses activités afin d’aider au relèvement rapide du pays. Vous pouvez lire le rapport complet des activités de l’UNOPS pour aider les Haïtiens et soutenir ses partenaires, intitulé Reconstruire Haïti : Rapport annuel de 2011.
L’approche de l’UNOPS en Haïti
L’approche adoptée par l’UNOPS en Haïti a pour but de garantir que l’argent destiné à Haïti est bel et bien utilisé en Haïti. En outre, l’UNOPS estime qu’il ne pourra apporter au pays l’aide et la reconstruction dont il a besoin qu’à travers une collaboration étroite avec le gouvernement. Par conséquent, l’UNOPS a établi un partenariat solide avec le ministère des Travaux publics afin de favoriser l’appropriation nationale, le renforcement des capacités et la viabilité environnementale.
Les activités de l’UNOPS en Haïti touchent sept domaines généraux d’activité:
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| Rapport annuel de 2011 |
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Les infrastructures générales
L’évaluation des dommages structuraux
Depuis 2010, grâce au financement de la Banque mondiale et du Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement, l’UNOPS a fourni un soutien technique au ministère des Travaux publics afin d’évaluer les dommages structuraux de plus de 400 000 bâtiments. Des ingénieurs locaux ont été formés afin de procéder aux évaluations et un bureau a été créé au sein du ministère afin de gérer une base de données nationale relative aux infrastructures, laquelle a été mise en place pour consigner les données des évaluations.
La réhabilitation de routes
Fort de l’expérience acquise dans le cadre de projets similaires, l’UNOPS a mis en œuvre en 2011 deux projets de réhabilitation de routes et d’amélioration des moyens de subsistance :
- La réhabilitation d’environ 35 km d’une route secondaire menant à Bainet, grâce au financement de l'Agence suédoise de coopération au développement international (ASDI).
- La reconstruction de 12 km d’une route rurale menant à Ouanaminthe, un projet mis en œuvre pour le compte de la Commission européenne et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
La gestion des débris
L’UNOPS collabore avec le ministère des Travaux publics, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU Habitat) et l’Organisation internationale du Travail (OIT) afin d’assurer la gestion des débris, y compris la démolition des restes d’immeubles ainsi que le recyclage et le traitement des débris, dans six quartiers de la capitale.
Dans le cadre de ce projet, mis en œuvre pour le compte du Fonds pour la reconstruction d’Haïti et le PNUD, l’UNOPS a mis en place une installation efficace de gestion des débris dans le quartier de Pacot de même qu’un site de tri et de concassage au centre-ville de Port au Prince.
La réduction des risques de catastrophe
Grâce à des fonds de l’ASDI et du Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations Unies, l’UNOPS a effectué à travers le pays une grande variété d’activités liées à la préparation aux catastrophes naturelles et à la réduction des risques, notamment des activités de sensibilisation au problème du choléra, des travaux d'atténuation des risques liés aux infrastructures, la vidange et le nettoyage de latrines et la distribution de trousses médicales.
Les logements
Le projet de réinstallation 16/6
Le projet 16 quartiers/6 camps (16/6) est une initiative du gouvernement haïtien visant à fournir une solution intégrée à la fermeture de six camps et à faciliter la réinstallation de personnes déplacées.
Le projet 16/6, financé par le Fonds pour la reconstruction d’Haïti, est mis en œuvre conjointement par le gouvernement haïtien, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le PNUD, l’OIT et l’UNOPS.
La production et la construction d’abris temporaires en bois ont commencé en 2010 afin d’offrir une solution plus durable que les tentes utilisées dans de nombreux camps. En 2011, le volet des abris temporaires comprenait quatre projets financés par la Direction générale de l’aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne (ECHO), la Croix-Rouge américaine, le gouvernement de la Suède et l’Organisation internationale de secours islamique (IIRO).
La réparation des bâtiments marqués de la couleur jaune
L’UNOPS s’est également consacré au soutien des familles dont les maisons ont été endommagées (marquées de la couleur jaune lors de l’évaluation). En plus d'effectuer les réparations nécessaires pour assurer la sécurité des maisons, ce projet financé par ECHO cherche également à améliorer les pratiques et les conceptions en matière de construction.
L’eau et l’assainissement
La gestion de la vidange des latrines
Dans le cadre d’un projet financé par ECHO et par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’UNOPS a travaillé en étroite collaboration avec la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) afin de mettre en place et de gérer un parc de 32 camions pour vider les latrines des camps de personnes déplacées et des installations de traitement du choléra de Port au Prince.
Le traitement des déchets humains
Avec le soutien du CERF, d’ECHO, de l’UNICEF, de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et de la Croix-Rouge américaine, la DINEPA et l’UNOPS ont construit la toute première installation de traitement de déchets humains respectueuse de l’environnement en Haïti.
La santé
L’hôpital départemental des Gonaïves
Les abris temporaires
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| Un employé de l’UNOPS distribue des dépliants sur la prévention du choléra, grâce à un financement de l’ASDI. Photo: Équipe de mobilisation de l’UNOPS |
En collaboration avec le ministère des Travaux publics et le ministère de la Santé, et grâce au financement de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), l’UNOPS gère la construction et l’équipement d’un hôpital départemental aux Gonaïves en plus d’assurer le renforcement des capacités du personnel de l’institution. Cette installation de 7000 m2 compte 200 lits et permettra d’effectuer environ 280 consultations par jour.
Les hôpitaux et laboratoires communautaires
Pour le compte du ministère brésilien de la Santé, par le biais d’un accord conclu avec le PNUD, l’UNOPS procède actuellement à la construction et l’équipement de trois hôpitaux communautaires, d’un centre de réadaptation et de deux laboratoires, en plus d’effectuer l’achat de 30 ambulances entièrement équipées.
Les maternités
Donnant suite à une demande du ministère haïtien de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), l’UNOPS soutient la construction et la réhabilitation de 10 maternités situées dans des régions touchées par le tremblement de terre.
L’éducation
En 2011, l’UNOPS et le United Methodist Committee on Relief (UMCOR) ont construit 11 bâtiments scolaires temporaires à quatre endroits dans le quartier de Tabarre Issa. Ces travaux donnaient suite à une précédente collaboration entre l’UNOPS et l’UMCOR dans le cadre d’un projet de construction d’une école temporaire au camp Corail, peu de temps après le tremblement de terre.
L’environnement
L’Initiative de la Côte Sud
Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et ses partenaires ont mis sur pied une initiative à long terme de développement rural durable pour 10 communes du sud ouest d’Haïti. Ce projet est mis en œuvre en collaboration par divers partenaires, notamment le gouvernement d’Haïti, le gouvernement de la Norvège, le PNUE, l’UNOPS, les Catholic Relief Services, l’Institut de la Terre et plus de 20 organisations communautaires.
L’UNOPS est responsable de la gestion globale de la phase d’étude de faisabilité du projet.
L’étude de faisabilité de la production de biogaz
Selon des estimations, 75 pour cent des déchets solides de Port au Prince sont organiques. Un biodigesteur industriel permettrait de transformer la majorité des déchets organiques de la ville en électricité, créant jusqu’à 15 mégawatts (soit environ 10 pour cent de la consommation du pays en électricité) ainsi que de nombreux emplois.
En partenariat avec le PNUE et le Laboratoire national des énergies renouvelables (NREL) des États Unis, l’UNOPS effectue l’étude de faisabilité afin de fournir une évaluation contextuelle complète avant d’entamer la construction d’un biodigesteur industriel en Haïti.
Le soutien à la MINUSTAH
Depuis 2007, l’UNOPS apporte un soutien à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) à travers la gestion de centres multimédias de sensibilisation utilisés pour souligner l’importance de la réconciliation et favoriser le dialogue national. L’UNOPS est responsable de l’embauche du personnel et des activités de 13 centres de communication assurant un système de communications radio disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.