The United Nations Office for Project Services (UNOPS)

L’UNOPS coorganise un « hackathon » pour lutter contre les changements climatiques

L’UNOPS et Ocean Generation ont réuni des programmeurs et développeurs de renommée internationale sur l’île d’Antigua pour apporter des solutions concrètes aux problèmes liés au climat et à l’environnement.

Faisant suite à une édition 2018 couronnée de succès, le marathon de programmation Dadlihack 2.0 s’est tenu en février 2019 à l’institut international de technologie d’Antigua‑et‑Barbuda ainsi qu’au centre de recherche et d’innovation mis sur pied par l’UNOPS dans l’archipel. L’événement a été marqué par la présence de ministres du gouvernement d’Antigua‑et‑Barbuda lors de l’inauguration et par la venue de programmeurs et de cerveaux du secteur des technologies, invités pour partager leurs connaissances en matière d’innovation et d’entrepreneuriat.

Le Dadlihack a réuni des équipes du monde entier et des entreprises internationales du secteur des technologies, des médias et des énergies renouvelables, notamment Sony et Spotify, ainsi que des partenaires du centre de recherche et d’innovation de l’UNOPS situé dans le parc scientifique Ideon, en Suède.

Les équipes ont pu échanger leurs connaissances avec la population locale pour imaginer des solutions concrètes aux changements climatiques.

« Avec une dépendance aux combustibles fossiles atteignant les 98 pour cent, une superficie limitée et une petite population, Antigua-et-Barbuda peut à la fois être le point de départ, le banc d’essai et l’accélérateur idéal pour de nouvelles infrastructures nationales à petite échelle visant à créer des mini-réseaux autonomes de production d’énergie propre ainsi que d’autres solutions intelligentes et durables, sur lesquelles Sony et un grand nombre d’autres entreprises travaillent déjà », explique Johan Grundström Eriksson, consultant en innovation et incubation chez Sony, à Lund, en Suède.

La Directrice exécutive de l’UNOPS, Grete Faremo, souligne : « Il est très important d’innover dans notre façon de travailler, non seulement avec nos partenaires actuels, mais aussi avec des organisations locales, des petites entreprises, des entreprises du secteur technologique ainsi qu’avec les jeunes. Ce n’est qu’ensemble que nous pouvons créer des possibilités et l’espoir d’un avenir plus durable pour tous. »

À l’issue de trois jours de travail acharné, chaque équipe disposait de deux minutes pour présenter ses idées pour améliorer les secours en cas de catastrophe devant un jury composé de juges locaux et internationaux. La compétition a été serrée et c’est l’équipe Jaguar, la plus jeune, qui a remporté le marathon de programmation avec un système d’analyse de données, une invention simple, mais novatrice. Plus concrètement, ce système enregistrerait des données météorologiques ou la présence d’algues sargasses, et utiliserait ces données dans des algorithmes statistiques permettant de réaliser des analyses et des prédictions.

L’entreprise britannique Fire Tech, qui propose des formations pratiques et créatives dans le domaine des technologies pour les jeunes de 9 à 17 ans, a conclu l’événement en annonçant qu’elle mettrait sur pied des ateliers et des cours spéciaux pour inspirer les jeunes d’Antigua.

Ces marathons de programmation, aussi appelés « hackathon » ou « codefest », visent à apporter des solutions nouvelles et concrètes en soutien aux communautés touchées par les changements climatiques, en rassemblant les communautés technologiques locales, régionales et internationales pour innover, inspirer et apprendre les uns des autres.

Les changements climatiques affectent de nombreuses communautés vulnérables des Caraïbes et de petits États insulaires en développement, qui sont exposés à la montée du niveau de la mer, à des précipitations irrégulières et à des tempêtes de plus en plus violentes. Il est donc essentiel de trouver de nouvelles solutions technologiques pour s’adapter à cette réalité.

« Face aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques, les technologies sont une bouée de sauvetage, tant pour les systèmes d’alerte rapide que pour la résilience et l’adaptation », a déclaré Daisy Kendrick, fondatrice de l’organisme Ocean Generation.


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