UNOPS

22/03/2016

Lutter contre les effets des changements climatiques aux Maldives

Pour un pays de faible altitude comme les Maldives, la menace que représentent les changements climatiques est aussi claire que l’eau qui borde ses célèbres plages.

L'accès à une quantité suffisante d'eau potable aux Maldives est déjà difficile en raison de l'emplacement isolé du pays au milieu de l'océan Indien. La surutilisation et la pollution des eaux souterraines, combinées aux sécheresses, exercent une pression supplémentaire sur les ressources en eau douce déjà rares du pays. Puisque les Maldives se trouvent en moyenne à moins de deux mètres au-dessus du niveau de la mer, ses îles sont particulièrement sujettes aux inondations. Ce risque, accentué par la porosité des sols du pays, signifie que l'intrusion de l'eau de mer dans les faibles quantités d'eaux souterraines des Maldives est un danger constant.

Grâce au financement de partenaires internationaux, l'UNOPS travaille à améliorer la résilience des communautés insulaires maldiviennes en assurant un approvisionnement en eau potable.

« Conformément à l'engagement de l'UNOPS envers les recommandations de la Conférence sur les changements climatiques (COP21), nous continuerons de soutenir le gouvernement des Maldives dans ses efforts pour atténuer les effets des changements climatiques et augmenter la résilience de la population », affirme Françoise Jacob, directrice et représentante pour l'UNOPS à Sri Lanka et aux Maldives.

 

La cérémonie d’inauguration des travaux de construction du système d’approvisionnement en eau sur l’île d’Hinnavaru. Photo : Aminath Nawal/UNOPS

Améliorer la résilience des ressources en eau

L'UNOPS a récemment achevé la construction et l'installation de réseaux intégrés d'alimentation en eau sur les îles d'Ihavandhoo, de Mahibadhoo et de Gadhdhoo. Chaque réseau est composé d'un système d'approvisionnement en eau alimenté à l'énergie solaire qui combine la récupération des eaux de pluie et le dessalement de l'eau de mer pour fournir une eau purifiée. Le réseau, financé par le Fonds pour l'adaptation, peut approvisionner la population entière des trois îles tout au long de l'année.

« Nous sommes très heureux d'avoir un accès sûr et fiable à de l'eau bonne à boire, à cuisiner et à mener d'autres tâches ménagères », précise Aminath Faruhaana, une activiste locale de Gadhdhoo.

L'UNOPS aide également les îles de l'atoll de Laamu avec la gestion des ressources en eau et le traitement des déchets dans le cadre du Programme de développement résilient face aux changements climatiques et produisant peu d'émissions. Ce projet, axé sur la restauration de sources d'eau douce, comprend la réparation de systèmes de récupération des eaux de pluie.

 

Station de traitement de l’eau sur l’île de Gadhdhoo. Photo : Aminath Nawal/UNOPS

        

Ces systèmes aideront les communautés des îles à emmagasiner suffisamment d’eau en vue des périodes de sécheresse et contribueront à réduire les sommes d’argent dépensées par le gouvernement pour l’approvisionnement d’urgence en eau de ces îles reculées. Les déchets sont également une préoccupation croissante dans les Maldives, et l’UNOPS soutient le pays afin de résoudre certains des défis liés à la pollution.

Ce projet de trois ans, lancé en novembre 2013, est une initiative conjointe de la FAO, du FNUAP, de l’OMS, d’ONU Femmes, du PNUD et de l’UNICEF. Même s’il reste plusieurs mois avant la fin du projet, certaines des îles de l’atoll retirent déjà des bénéfices du système.

« Le réservoir de ma résidence est déjà vide cette année, j’ai donc dû demander à mes voisins si je pouvais utiliser le leur », explique Mariyam Latheefa, membre du comité pour l’avancement des femmes de l’île de Kunahandhoo. « Je suis très heureuse que nous bénéficiions maintenant d’un système de récupération des eaux de pluie communautaire. »

« La coordination de ce projet, soutenue par le Programme de développement résilient face aux changements climatiques et produisant peu d’émissions ainsi que l’UNOPS, a amené les personnes à travailler ensemble sur la question de la préservation de l’eau », précise Ibrahim Naeem, président du comité de l’île de Mundoo. « Les membres de la communauté ont maintenant confiance de pouvoir faire face aux périodes de sécheresse. »

Renforcer les capacités pour l’avenir

Depuis 2014, dans le cadre d’un projet de deux ans et demi financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international, l’UNOPS travaille à mettre en place un système intégré d’approvisionnement en eau pour fournir de l’eau potable à la population entière d’Hinnavaru. En plus de réservoirs de récupération des eaux de pluie, d’une usine de dessalement et d’une installation de traitement de l’eau alimentée à l’énergie solaire, le réseau, une fois achevé, comprendra un laboratoire régional d’analyse de la qualité de l’eau ainsi qu’un système de réalimentation des eaux souterraines. L’UNOPS, en étroite collaboration avec Chemonics, aide également à renforcer les capacités du personnel local de l’île d’Hinnavaru afin qu’il soit en mesure de faire fonctionner et d’entretenir les systèmes.

« L’île d’Hinnavaru a connu des pénuries d’eau au cours de chacune des périodes de sécheresse des dix dernières années. Ce projet de gestion intégrée des ressources en eau, soutenu par l’Agence des États-Unis pour le développement international, est d’une importance capitale pour la communauté », affirme Adam Yoosuf, président du comité de l’île d’Hinnavaru. « Nous attendons l’arrivée de ce système depuis longtemps : la communauté est très heureuse de savoir qu’elle aura accès à de l’eau potable. »

 

La cérémonie d’inauguration des travaux de construction du système d’approvisionnement en eau sur l’île d’Hinnavaru. Photo : Aminath Nawal/UNOPS


Sur l’île de Thoddoo, l’UNOPS fournit des services de gestion de projets pour le développement d’un système intégré d’approvisionnement en eau potable. Le système utilisera la récupération des eaux de pluie et le dessalement de l’eau de mer pour répondre aux besoins de la population de l’île. Le projet, financé par le Fonds pour l’environnement mondial et le gouvernement des Maldives, fait partie d’une initiative de plus grande envergure axée sur les petits États insulaires en développement dans les océans Atlantique et Indien.

« Avec la nouvelle capacité de stockage des réservoirs communautaires, l’île est maintenant beaucoup mieux préparée en cas de désastre, et il y aura considérablement moins de pénuries en eau », explique Mariyam Shizna, agente de projet pour l’Autorité nationale pour la gestion des catastrophes aux Maldives, après sa visite sur l’île de Kunahandhoo.

L’UNOPS met actuellement en œuvre des projets d’une valeur de plus de 8 millions de dollars aux Maldives. Pour en savoir plus sur les activités de l’UNOPS aux Maldives ainsi que dans le reste de l’Asie, cliquez ici.