UNOPS

16/07/2013

Création d’une commission pour conserver les ressources océaniques d’Afrique

BENGUELA – L’Angola, la Namibie et l’Afrique du Sud se sont accordé sur la mise en place de la plus grande commission au monde pour la conservation de l’écosystème marin, en vue de préserver les ressources océaniques communes.

Après près de vingt années de coopération, les trois gouvernements ont signé la Convention relative au courant de Benguela, qui établit la plus grande commission au monde pour la conservation de l’écosystème marin.
Le grand écosystème marin du courant de Benguela est une région océanique qui se situe entre Port Elizabeth en Afrique du Sud et la province du Cabinda au nord de l’Angola. Cette région est considérée comme l’un des écosystèmes les plus diversifiés de la planète et revêt également une importance économique car elle appuie indirectement pour plus de 54 milliards de dollars d’activités par an.

Parmi les plus importantes figurent la production en mer de gaz et de pétrole, l’exploitation maritime de mines de diamants, le tourisme côtier, la pêche et la navigation commerciales.

La Convention relative au courant de Benguela se base sur le concept de l’approche écosystémique. Il s’agit d’une méthodologie à long terme qui vise à préserver les biens et services des écosystèmes pour un usage durable tout en reconnaissant que les humains font partie intégrante du processus.

En signant cette convention, la Commission relative au courant de Benguela devient une institution permanente grâce à laquelle l’Angola, la Namibie et l’Afrique du Sud vont collaborer en vue de soutenir la conservation, la protection, la réhabilitation, l’amélioration et l’utilisation durable du grand écosystème marin du courant de Benguela.

Pour la mise en place de la commission, les trois gouvernements ont bénéficié d’un soutien de la part d’un ensemble d’organisations, notamment le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’UNOPS.

Depuis 2008, l’UNOPS a fourni des services de gestion de projets et d’administration pour des projets financés par le FEM visant à rétablir des stocks halieutiques appauvris et à réduire la dégradation des ressources côtières dans cette région.

Ce projet a fortement contribué au développement de la commission relative au courant de Benguela en tant qu'institution gouvernementale forte et viable.

Lors de la signature de la convention, la Coordonnatrice résidente de l'ONU et Représentante résidente du PNUD en Angola, Maria de Valle Ribeiro, a félicité les trois pays et qualifié la commission de : « Moyen idéal et le plus efficace de parvenir à la gestion durable du grand écosystème marin du courant de Benguela et d’assurer un futur durable aux personnes qui en dépendent. »

Mme Ribeiro a commenté le fort leadership dont ont fait preuve les ministres des trois gouvernements présents à la cérémonie de signature avec ces mots : « À chaque fois que vous vous êtes réunis en tant que membres de la Conférence de ministres de la commission relative au courant de Benguela depuis septembre 2010, vous avez placé la barre plus haut. »

Un sentiment partagé par le Directeur général adjoint du FEM, André Laperriere, qui a déclaré qu’une gestion globale et adaptative est essentielle à l’intervention face aux phénomènes qui menacent de plus en plus les environnements côtiers et marins complexes :

« La gestion durable n’est possible qu’avec un cadre juridique tel que celui mis en place conjointement aujourd'hui par les gouvernements de l'Angola, de la Namibie et de l’Afrique de Sud, » a déclaré M. Laperriere.

« Les dirigeants de ces pays ont clairement montré qu'il est possible et souhaitable d'envisager des solutions basées sur une connaissance scientifique afin d’inverser le processus de dégradation marine et l’appauvrissement des ressources. »