UNOPS

24/03/2017

Le combat pour éradiquer la tuberculose se poursuit au Myanmar

La commune de Dagon Seikkan se situe dans la partie orientale de la ville de Yangon, au Myanmar. Cette zone industrielle située en bordure de la côte et parsemée de forêts compte plus de 165 000 habitants, dont la jeune Hlaing Hlaing Htet.

La jeune fille de 18 ans vit avec ses parents et ses huit frères et sœurs. Elle a abandonné l’école il y a quelques années et aide désormais sa famille, qui tient une épicerie.​​



La vie de Hlaing Hlaing Htet a changé en juin dernier. 

Elle a commencé à perdre du poids, puis à avoir de la difficulté à dormir en raison de toux et de transpiration incessantes. Sa famille est devenue inquiète lorsqu’elle a constaté que ses symptômes ne disparaissaient pas. 

Son père, qui suspectait qu’elle était atteinte de la tuberculose, l’a emmenée consulter une clinique mobile spécialisée dans le traitement de cette maladie. L’équipe, coordonnée par le programme national de lutte contre la tuberculose et soutenue par le Three Millennium Development Goal Fund (3MDG), a effectué quelques tests puis confirmé le diagnostic de Hlaing Hlaing Htet. ​



L’équipe a immédiatement prescrit à la patiente un traitement de six mois. Étant atteinte de la forme la plus courante de la tuberculose, Hlaing Hlaing Htet a répondu positivement au traitement classique par antibiotiques et n’a ressenti presque aucun effet secondaire. 

Ce qu’elle a ressenti, cependant, fut la stigmatisation associée à la maladie. 

La jeune femme a soudainement été rejetée par sa communauté, pourtant très unie, qui avait peur de contracter la maladie transmise par voie aérienne, même si elle portait un masque. 

Les voisins de Hlaing Hlaing Htet ont arrêté de fréquenter l’épicerie de sa famille lorsqu’ils ont découvert qu’elle était atteinte de la tuberculose. Afin de protéger le moyen de subsistance familial, la jeune femme a décidé de s’enfermer chez elle, à l’abri des regards de la communauté. 

« Leur comportement me rendait triste, c’est pour cette raison que je n’osais plus aider ma famille à l’épicerie. »

Hlaing Hlaing Htet s’est remise de la maladie après les six mois de traitement par antibiotique, au grand soulagement de sa famille. 

« Lorsque j’ai appris que j’étais guérie, ma famille et moi avons dansé partout dans la maison ​! »


La vie a maintenant repris son cours normal pour Hlaing Hlaing Htet, qui est entièrement rétablie. La jeune femme aide de nouveau sa famille à l’épicerie et profite de ses temps libres pour rencontrer des amis. 

Elle souhaite aujourd’hui partager son histoire pour sensibiliser d’autres habitants du Myanmar à propos de la tuberculose. ​
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Les détails du projet ​:

Environ 150 000 personnes par année contractent la tuberculose au Myanmar, ce qui en fait l’un des 30 pays les plus fortement touchés par cette maladie au monde. 

La tuberculose affecte surtout les communautés urbaines défavorisées et les populations migrantes. Le ministère ​​de la Santé et des Sports du Myanmar, en collaboration avec le fonds 3MDG et d’autres partenaires, envoie des équipes mobiles pour diagnostiquer de nouveaux cas de tuberculose et lutter contre l’épidémie au sein de ces groupes vulnérables. Neuf cliniques mobiles parcourent actuellement le pays. 

Durant la première moitié de 2016, 109 visites ont été réalisées dans des endroits difficiles d’accès ainsi qu’en zones périurbaines. Des équipes mobiles se sont également rendues dans des prisons, des mines et sur différents lieux de travail. 

Le 3MDG, un fonds géré par l’UNOPS, travaille en étroite collaboration avec divers programmes nationaux pour appuyer les stratégies nationales de lutte contre la tuberculose et d’autres maladies. Par exemple, le fonds 3MDG dirige, en collaboration avec les cliniques mobiles, plusieurs programmes d’accélération du dépistage de la tuberculose et de lutte contre la tuberculose multirésistante. ​

À propos du Three Millennium Development Goal Fund (3MDG)​

Géré par l’UNOPS​, le fonds 3MDG est le plus important fonds de développement pour la santé au Myanmar. Il joue un rôle essentiel sur l’ensemble du territoire national, améliorant la santé maternelle, néonatale et infantile tout en luttant contre le VIH, le sida, la tuberculose et le paludisme. 

En collaboration avec le gouvernement du Myanmar et d’autres partenaires, le fonds renforce le système national de santé à tous les niveaux. Il vise en particulier à étendre l’accès des populations défavorisées et vulnérables à des services de santé de qualité. 

En mettant en commun les contributions de sept donateurs bilatéraux (Australie, Danemark, États-Unis, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Union européenne), le 3MDG encourage l’utilisation efficace des fonds de développement. Le budget du fonds en soutien au secteur de la santé au Myanmar s’élève à plus de 279 millions de dollars pour la période allant de 2012 à 2017.