UNOPS

04/02/2014

La Cité de l’ONU, un exemple en matière d’écologie

COPENHAGUE – Les solutions axées sur la viabilité environnementale du nouveau siège de l’UNOPS en ont fait le premier complexe des Nations Unies à recevoir la plus haute certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design).

Hôte de sept organisations des Nations Unies, la Cité de l’ONU a reçu la certification LEED à la fin de 2013, devenant l’un des trois bâtiments récemment construits au Danemark, et l’un des 29 en Europe, à détenir la certification platine.

Le système LEED est un programme du Green Building Council des États-Unis qui souligne l’adoption de pratiques durables exemplaires en matière de conception, de construction, d’entretien et d’exploitation de bâtiments.

Dans le but d’obtenir la prestigieuse certification LEED platine, la Cité de l’ONU a dû respecter de nombreux critères environnementaux, notamment l’utilisation de matériaux de construction durables, la réduction de la production de déchets, la réduction de l’impact du bâtiment sur les écosystèmes environnants ainsi que l’adoption de mesures favorisant la qualité de l’air des locaux, l’efficacité énergétique et une utilisation judicieuse des ressources en eau.

Par exemple, afin de réduire les émissions polluantes dues au transport, le bois utilisé dans le cadre des travaux de construction provenait de forêts gérées de façon durable et situées à moins de 800 kilomètres du bâtiment.

Niels Ramm, président du groupe de consultation du bâtiment pour une ONU verte, a affirmé :

« Cette réalisation démontre que les organisations de l’ONU présentes au Danemark sont soucieuses de limiter les effets de leurs activités sur l’environnement tout en favorisant le développement durable partout au monde.

« Mais cette certification n’est que le début. Nous devons poursuivre nos efforts afin de respecter les normes d’exception qu’elle représente », a-t-il ajouté.

Ouvrir la voie

Des solutions écologiques ont été adoptées afin de limiter la quantité d’électricité provenant de sources d’énergie traditionnelles requise au quotidien pour le chauffage, le refroidissement, l’éclairage et la ventilation du bâtiment.

Les toilettes de la Cité de l’ONU sont alimentées par les eaux pluviales, le bâtiment récoltant annuellement une quantité d’eau suffisante pour tirer la chasse d’eau en moyenne 5300 fois par jour. L’utilisation de l’eau de pluie ainsi que l’installation de robinets et toilettes à faible débit ont permis de réduire de plus de 60 pour cent la quantité totale d’eau utilisée dans les salles de bain, les cuisines et les douches du bâtiment.

Sur le toit, 1400 panneaux solaires génèrent de l’électricité pour la Cité de l’ONU, tandis que l’énergie éolienne compte pour plus de 35 pour cent de l’électricité supplémentaire devant être achetée. Ces mesures ont permis de réduire de 55 pour cent la consommation d’énergie estimée de la Cité de l’ONU, ce qui lui a valu en 2012 le prix « Green Building » de la Commission européenne pour un nouveau bâtiment.

Dans le but de sensibiliser les membres du personnel et le grand public aux caractéristiques écologiques du bâtiment, il a été décoré d’affiches présentant des faits intéressants à propos de l’immeuble, tandis qu’un site Internet, un bulletin d’information et une vidéo officielle ont été créés afin de fournir davantage d’information.

Lors de l’ouverture officielle de la Cité de l’ONU, en juillet 2013, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a qualifié le nouveau complexe de « beau et inspirant » et de « brillant exemple » favorisant une ONU plus efficace, cohérente et neutre en carbone.