UNOPS

29/09/2014

L’UNOPS met l’accent sur l’efficacité des mesures de réduction des risques

COPENHAGUE – L’UNOPS a souligné l’importance de la participation du secteur privé aux activités de réduction des risques et de relèvement lors d’une conférence qui s’est tenue au siège de la Banque mondiale, à Washington D.C., du 10 au 12 septembre 2014.

Compte tenu de la fréquence croissante des phénomènes naturels dangereux, il est devenu nécessaire de se pencher sur la relation entre le développement durable et les activités de relèvement qui améliorent la résistance aux catastrophes. Cette nécessité était récemment au cœur des discussions lors de la deuxième conférence mondiale sur la reconstruction (World Reconstruction Conference – WRC2). Donnant suite à une première conférence tenue à Genève en 2011, son objectif était de faciliter le partage de connaissance et de leçons apprises dans le cadre d'activités de relèvement et de reconstruction à la suite de catastrophes naturelles.

La conférence de cette année a eu lieu à Washington D.C. et était organisée par le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement, géré par la Banque mondiale en collaboration avec l'Union européenne, le Programme des Nations Unies pour le développement, le Programme international de relèvement, le Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes et d'autres partenaires de développement.

Sur le thème de l’importance de mener des activités de relèvement qui favorisent la prévention des catastrophes et ainsi le développement durable, l’événement a été inauguré par le président du Groupe de la Banque mondiale, M. Jim Yong Kim, et a rassemblé plus de 500 experts, intervenants et parties prenantes représentant des gouvernements, la société civile et le secteur privé.

Les discussions avaient pour objectif de poursuivre les efforts dans ce domaine et d'informer les principaux intervenants du milieu en prévision de la troisième Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophe qui doit avoir lieu au Japon en mars 2015, au cours de laquelle sera adopté le cadre de réduction des risques de catastrophe pour l'après-2015.

La conférence marquait également le lancement de deux nouveaux guides sur l'évaluation des besoins après une catastrophe et sur le cadre de relèvement après une catastrophe, élaborés conjointement par les Nations Unies, la Banque mondiale et l'Union européenne. Ces guides pratiques sont axés sur la reconstruction et la résistance aux catastrophes et visent à aider les communautés à mieux reconstruire à la suite de sinistres. Le besoin d'amener les communautés à participer aux activités de prévention, de préparation et de relèvement a été identifié par de nombreux conférenciers comme étant un aspect primordial de la réduction des risques de catastrophes et du relèvement.

L'efficacité des activités de reconstruction

S'appuyant sur des leçons apprises en Haïti et sur l'expérience de l'UNOPS, le directeur du bureau régional pour l'Afrique, Garry Conille, a parlé de la relation entre l'efficacité et le rendement économique des activités de reconstruction à la suite de catastrophes ainsi que de la façon d'atteindre l'équilibre entre ces deux aspects.

« À l'UNOPS, nous nous efforçons d'assurer l'équilibre entre l'efficacité et le rendement économique en évaluant la durabilité de nos activités à toutes les étapes des projets. L'intégration de telles considérations aux activités de reconstruction à la suite de catastrophes est essentielle pour s'assurer que les projets mis en œuvre par l'UNOPS sont réellement adaptés aux besoins et produisent des résultats durables », a expliqué M. Conille.

Définir le rôle du secteur privé

Lors de la conférence, le discours d'ouverture d'une séance technique sur le rôle du secteur privé dans les activités de relèvement a été prononcé par Stefan Kohler, expert en évaluation des infrastructures à l'UNOPS, en compagnie du directeur du groupe consultatif sur les partenariats publics-privés de la Société financière internationale (membre du Groupe de la Banque mondiale). Des représentants du secteur privé, notamment de la société internationale de conseils en gestion McKinsey & Company, ont également pris la parole.

Les discussions de cette séance visaient à définir le rôle du secteur privé dans les activités de relèvement et à identifier des façons dont les secteurs privé et public peuvent unir leurs efforts afin de faciliter la transition de l'intervention humanitaire au relèvement rapide et à la reconstruction. La participation du secteur privé dès l'étape de l'intervention humanitaire est un élément important afin d'obtenir les informations adéquates pour bien planifier les étapes de relèvement rapide et de reconstruction qui suivent.

La réduction des risques de catastrophe et l'UNOPS

Partout au monde, l'UNOPS aide des partenaires à construire des infrastructures qui améliorent la résistance des communautés aux phénomènes naturels dangereux. L'approche de l'organisation inclut l'évaluation des infrastructures existantes, l'amélioration de la planification urbaine, le renforcement des capacités locales ainsi que la conception et la construction d'infrastructures offrant une meilleure résistance, notamment des écoles, des hôpitaux et des routes. L'UNOPS soutient un large éventail de projets allant de l'amélioration des qualités antisismiques d'écoles en Indonésie à la protection de ports contre les tsunamis à Sri Lanka.

Pour en savoir davantage sur les activités de l'UNOPS dans le domaine du relèvement, de la réduction des risques et de l'amélioration de la résistance aux catastrophes, veuillez consulter le plus récent rapport annuel de l'UNOPS ou lire la fiche d'informations sur la réduction des risques et​ le relèvement.