UNOPS

16/09/2013

L’UNOPS soutient le nouveau secrétariat de l’IITA

NEW YORK – Un collectif d’intervenants assume aujourd’hui les fonctions de secrétariat de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IITA), succédant au DFID et donnant un nouvel élan à la transparence des dépenses pour le développement.

Le nouveau secrétariat est dirigé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), les gouvernements du Ghana et de la Suède, ainsi que l’organisation non gouvernementale du Royaume-Uni Development Initiatives.

« Le PNUD est fier de diriger le nouveau secrétariat », a déclaré l’administrateur du PNUD, Helen Clark. « Le PNUD a de longue date pris l’engagement de mener ses activités au grand jour et il est attaché à l’utilisation la plus efficace et la plus transparente des ressources qui lui sont confiées aux fins du développement. »

Une initiative réunissant plusieurs intervenants

« L’IITA a fait d’énormes progrès depuis sa création en 2008 et la Suède, en sa qualité de membre hôte de l’IITA pour les trois prochaines années, continue de militer en faveur d’une plus grande transparence », a déclaré Gunilla Carlsson, ministre suédoise de la Coopération internationale pour le développement.

Comme l’explique Mme Carlsson, des données accessibles sur les activités d’aide ont un énorme potentiel pour aider les gens sur le terrain. La transparence des données aidera également les donateurs à mieux s’acquitter de leurs tâches, permettant de guider la prise de décisions, de faciliter la collaboration entre partenaires, de lutter contre la corruption et de rendre des comptes aux contribuables.

Les habitants des pays donateurs et des pays en développement ne disposent pas des informations nécessaires pour tenir les autorités responsables de l’utilisation des ressources. Selon Seth Tekper, ministre ghanéen des Finances, « les pays en développement ont un mal énorme à se procurer des informations à jour sur l’aide au développement, et cela a des répercussions négatives sur notre capacité à planifier et à gérer efficacement notre développement économique ».

L’IITA cherche à combler ces lacunes en rendant les informations sur les dépenses liées au développement plus accessibles et plus faciles à utiliser et à comprendre. « Les buts et les objectifs de l’IITA sont conformes aux objectifs de la politique budgétaire du gouvernement ghanéen, à savoir le renforcement des processus budgétaires et des méthodes de comptabilité financière », a déclaré M. Tekper. « C’est dans ce contexte que le Ghana est devenu signataire de l’IITA est qu’il en est depuis un membre actif. »

Les années à venir

La capacité de l’IITA à s’adapter au paysage changeant de la coopération pour le développement constitue le principal enjeu des trois prochaines années. Outre une plus grande utilisation des données publiées, plus particulièrement à l’échelle nationale, les priorités de l’IITA comprennent l’amélioration de sa norme et l’augmentation du nombre de ses adhérents.

L’IITA devra incorporer des informations plus larges sur les flux financiers, en plus de celles sur l’aide publique au développement. Une collaboration plus étroite sera donc nécessaire avec les multiples fournisseurs de la coopération pour le développement, en particulier avec les économies émergentes, les fondations et le secteur privé.

S’exprimant au nom de Development Initiatives, Harpinder Collacott a déclaré : « En tant que responsables de l’aspect technique au sein du secrétariat, notre but est d’aider un plus grand nombre d’organisations à publier des données conformes à la norme de l’IITA, d’améliorer la qualité des données publiées et d’encourager une plus grande utilisation de ces données. »

L’IITA vise également à renforcer les partenariats avec d’autres initiatives œuvrant dans le domaine de la transparence et à favoriser l’évolution vers une norme ouverte, commune et unique. Une équipe technique d’experts de l’IITA et du Comité d'aide au développement (CAD) de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) cherche à assurer, dans la norme commune, une complémentarité avec le système d’établissement de rapports des créanciers et l’enquête sur les dépenses prévisionnelles du CAD de l’OCDE.

Ces thèmes seront abordés lors de la prochaine réunion du Comité directeur de l’IITA, laquelle aura lieu les 2 et 3 octobre à la nouvelle Cité de l’ONU à Copenhague.

Jan Mattsson, Directeur exécutif de l’UNOPS, a déclaré : « Je suis très heureux d’accueillir les membres de l’IITA à Copenhague en octobre à l’occasion de la première réunion du Comité directeur avec le nouveau secrétariat. La transparence est essentielle pour l’efficacité de l’aide au développement, et je suis convaincu que la nature large, inclusive et dynamique de l’IITA permettra d’augmenter le nombre d’adhérents et de faire progresser le programme de transparence. »

Publier une fois, utiliser souvent

Lancée en 2008, l’IITA fournit aux pays disposés à faire connaître leurs dépenses d’aide actuelles et futures un format commun pour la publication rapide et fiable de données comparables sur l’aide. Des données concernant des flux financiers, budgets, résultats, emplacements, calendriers et documents de projets sont publiées dans une base de données en ligne accessible à tous ceux qui cherchent à savoir où, quand et comment l’aide est dépensée.

Plus de 170 pays, agences des Nations Unies, banques multilatérales et ONG, représentant 76 pour cent de l’aide publique au développement, publient leurs données dans le format de l'IITA. En outre, plus de 20 pays partenaires ont entériné l’initiative.

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