UNOPS

Une maison loin de chez soi
Au cœur de l’enceinte : l’histoire de résidents d’établissements temporaires en Jordanie et en Irak.

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Photos : Newsha Tavakolian/Magnum Photos pour l’UNOPS

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Alors que l’Europe a du mal à trouver des logements à l’intérieur de ses frontières pour ceux qui fuient la violence et la persécution, des pays près de la Syrie accueillent déjà des millions de réfugiés.

À l’écart de la dévastation, des régions voisines assument ensemble la lourde responsabilité d’offrir aux réfugiés non seulement des services de base, mais également la possibilité d’une vie meilleure.

Voici quelques témoignages.
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Camp de réfugiés de Za’atari

Situé à l’est de la ville de Mafraq, au nord de la Jordanie, le camp de Za’atari a ouvert ses portes en juillet 2012 et abrite aujourd’hui près de 80 000 réfugiés, dont une grande partie provient de Dara’a, au sud-ouest de la Syrie.
 
Les résidents de Za’atari peuvent compter sur plusieurs services, notamment un important marché, un service de police communautaire et neuf écoles. Deux autres écoles sont en cours de construction.


Aisha​

Aisha Fawaz Hariri a 38 ans et provient de Dara'a. Elle est arrivée à Za’atari en 2013 en compagnie de son mari et de leurs trois enfants. Aisha est aujourd’hui aide-enseignante dans le camp, ce qui permet à sa famille de disposer d’un revenu supplémentaire.


Nous ne voulions pas partir. Nous restions en raison du salaire de mon mari, mais on lui a tiré dessus quand il quittait la maison. Il a couru pour se réfugier. Sa main droite est aujourd’hui paralysée. Il est sans travail depuis trois ans. Nous dépendons du soutien de membres de nos familles, mais maintenant je peux contribuer aux revenus de mon foyer. »

À l’école, les enfants étudient plusieurs disciplines.




Mohammed

De nombreux aide-enseignants habitent à même le camp. Mohammed El Saadiin a fui Dara’a avec sa femme et leurs sept enfants après que leur maison ait été détruite par une bombe. Ils sont arrivés à Za’atari en 2013. Mohammed travaille aujourd’hui en tant qu’aide-enseignant dans une école pour garçons.

Ma ville n’était plus sûre, alors j’ai dû partir. Tout y a été détruit. J’aimerais immigrer dans une autre pays, c’est mieux pour mes enfants. Retourner en Syrie n’est pas une option. »




La famille Hoshan

En 2012, Thaer Mohamed Hoshan est arrivé à Za’atari de Damas avec sa femme Rana Ibrahim Al Sees et leurs enfants Mohammed Barra, Omaya, Rebal, Mohammed Iqbal et Hudaifa. Il vit maintenant au camp de Za’atari, où il supervise l’entretien des écoles.




Nous nous sentons mieux ici. Je peux subvenir aux besoins de ma famille, ce qui est déjà très bien, mais servir ma communauté et servir mon pays me manquent. Ça me rend émotif. Mon travail (en Syrie) me manque. »




Camp de réfugiés d’Azraq


Le plus grand camp de réfugiés planifié, le camp d’Azraq, a commencé à recevoir des réfugiés syriens en avril 2014, après que le camp de Za'atari ait atteint sa pleine capacité.
 
S’étendant sur 15 kilomètres à l’est d’Amman, Azraq accueille aujourd’hui plus de 50 000 personnes. Chacun des quatre villages actuellement habités peut compter entre 10 000 et 15 000 réfugiés.

Au maximum de sa capacité, le camp peut accueillir environ 130 000 personnes.
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Dans deux des villages les plus développés, plus de 100 magasins sont gérés par des résidents ou des Jordaniens. Les résidents peuvent y acheter de la nourriture, des vêtements, des jouets et des accessoires de toilette. Le camp compte également une grande épicerie où il est possible d’acheter une grande variété de biens. 


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RUBA

Les autorités jordaniennes assurent la sécurité dans le camp. La lieutenante Ruba Mohammed El Abaid est policière en Jordanie depuis 18 ans. Elle est maintenant capitaine de police communautaire dans le camp d’Azraq, où elle supervise la présence d’autres agentes dans le corps de police et travaille étroitement avec les femmes réfugiées dans le camp.



Nous avons bâti une relation de confiance avec les réfugiés. Ils nous perçoivent comme ceux qui règlent les problèmes. Nos patrouilles quotidiennes leur donnent un sentiment de sécurité, ici en Jordanie. »


Les résidents font face à plusieurs difficultés. Le travail de Ruba aide à répondre aux préoccupations des résidents, en particulier celles des femmes vivant à Azraq.


La plupart des cas portent sur des femmes et des familles qui veulent retourner volontairement au pays, qui veulent que j’intervienne dans un mariage précoce (d’enfants) ou qui s’inquiètent que leurs enfants ne fréquentent pas l’école. »


 

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ISA

Isa Hassan vit à Azraq depuis mai 2014. Il était autrefois vendeur de voitures usagées à Dara’a, sa ville natale. Depuis son arrivée au camp, il assume les responsabilités de dirigeant de la communauté. Il est fier de son rôle de mentor et il entretient des relations amicales avec plusieurs de ses voisins du camp ainsi que des membres de sa famille élargie vivant à Azraq.


 

Si la situation le permet, j’adorerais retourner en Syrie. Mais nous nous sentons en sécurité ici. Les enfants reçoivent de l’éducation et nous vivons dans un climat sécuritaire et paisible. »

Le camp d’Harsham


Le camp d’Harsham est situé à Erbil, dans la région kurde d’Irak. Il héberge près de 1500 Irakiens qui ont fui Moussoul en 2014.





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Samir

Samir Saleh vit à Harsham depuis 2014. Il est venu avec sa femme et ses cinq enfants depuis un village tout près de Moussoul, où il exerçait le métier de maçon.



Je ne travaille plus depuis deux ans et j’aimerais retourner chez moi, mais nous sommes en sécurité ici. En ce moment, l’éducation de mes enfants est tout ce qui m’importe. Je suis heureux qu’ils puissent aller à l’école ici. »


Des recharges de téléphones portables et des lampes solaires servant de sources de lumière individuelles ont été distribuées aux familles du camp d’Harsham.
 

Ils [mes enfants] se sentent aussi en sécurité ici grâce aux lampes solaires. Ma femme marchait sur des serpents lorsqu’elle se rendait à l’extérieur dans le noir. Elle peut maintenant sortir sans crainte. »

 



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Qui aide dans les camps ?

Cet article couvre un certain nombre d’initiatives différentes. Toutes les personnes mentionnées ont obtenu le soutien de programmes de travail contre rémunération d’agences de l’ONU et d’ONG. Vous trouverez ci-dessous quelques-unes des organisations qui apportent leur soutien aux projets.

Les camps de Za’atari et d’Azraq en Jordanie

Gestion des camps : le gouvernement de la Jordanie et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)

Sécurité dans les camps : le gouvernement de la Jordanie et la direction du gouvernement jordanien chargée des réfugiés syriens

Programmes de travail contre rémunération : agences de l’ONU (y compris l’UNOPS) et ONG

Les autres partenaires comprennent :

Za'atari – Agence d’aide à la coopération technique et au développement (ACTED), Bab Al Amood, Christian Blind Mission, Comité international de la Croix-Rouge (CIRC), Comité international de secours, Conseil norvégien pour les réfugiés, Croissant-Rouge du Qatar, Fédération luthérienne mondiale, Finn Church Aid, Fondation Nour Hussein, Fondation pour la promotion sociale de la culture, Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Handicap international, HCR, International Medical Corps, International Relief and Development, JEN, Jordan Health Aid Society, Médecins du monde, Mercy Corps, ONU-Femmes, Organisation internationale pour les migrations (OIM), Oxfam, Police royale de Jordanie, Programme alimentaire mondial (PAM), Questscope, Relief International, Royaume d’Arabie saoudite, Save the Children International, Save the Children Jordan, UNOPS et Vision Mondiale.

Azraq – ACTED, Action contre la faim, CARE, CIRC, Comité international de secours, Conseil norvégien pour les réfugiés, Finn Church Aid, FNUAP, Handicap international, HCR, International Medical Corps, Mercy Corps, ministère des Travaux publics et du Logement, ministère de la Santé, ministère de l’Éducation, OIM, PAM, Questscope, Rehablitation, Education And Community’s Health, Relief International, Save the Children, UNICEF, UNOPS et Vision Mondiale..

Le camp de personnes déplacées d’Harsham en Kurdistan d’Irak

Gestion du camp : ACTED

Lampes solaires : l’UNOPS, en soutien aux gouvernements du Canada et du Japon

Les autres partenaires comprennent :

ACTED, Barzani Charitable Foundation, Conseil pour les réfugiés d’Erbil, FNUAP, HCR, PAM et UNICEF.