UNOPS

30/09/2016

Communautés résilientes

À l’occasion de la conférence Habitat III, l’UNOPS souligne les efforts concertés de communautés travaillant à mieux reconstruire à la suite de catastrophes naturelles.

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À la suite du tremblement de terre qui a frappé Haïti en 2010, la communauté internationale a joint ses efforts à ceux de la population afin de mieux reconstruire. Aujourd’hui, le pays a un besoin urgent d’assistance humanitaire afin de venir en aide aux personnes touchées par l’ouragan Matthew. Vous êtes invités à soutenir l’appel éclair de l’ONU afin d’aider les habitants d’Haïti.​

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En janvier 2010, un terrible tremblement de terre a frappé la capitale d'Haïti, tuant plus de 220 000 personnes et entraînant l'effondrement de plusieurs centaines de milliers de maisons.​

Le​s conditions de vie n'ont jamais été faciles dans la capitale du pays. Même avant le tremblement de terre, beaucoup n'avaient pas accès à l'eau potable ou à des installations ​sanitaires. La vaste ma​jorité des habitants vivait dans des quartiers informels, et de nombreuses maisons se trouvaient dans des zones à risque, y compris sur des pentes raides et des terrains instables d'un point de vue sismique. 

Les infrastructures de la ville n'avaient aucune chance de résister au tremblement de terre de magnitude 7 sur l'échelle de Richter.​

 

À la suite du tremblement de terre, plus de 1,5 million de personnes ont été forcées de vivre dans des camps et des abris ne disposant que d’un accès limité à de la nourriture, de l’eau et des installations sanitaires.​ Photo : PNUD

Face à cette situation, le gouvernement haïtien a lancé un projet pour reloger les habitants de six camps de personnes déplacées au sein de seize quartiers réhabilités. 

Avec le soutien de plusieurs organisations de l'ONU, l'UNOPS a reconstruit plus de 600 unités d'habitation dans huit des seize quartiers.​​

Des efforts ont été faits pour s’assurer que les logements réhabilités puissent résister à de futurs tremblements de terre. Photo : UNOPS/Claude-André Nadon​

Dans chacun des quartiers, les communautés ont participé à la définition des besoins et aux efforts de reconstruction. ​

Quatre-vingt-quinze pour cent de la main-d’œuvre pour les travaux de reconstruction a été recrutée localement. Les revenus ainsi générés ont permis à de nombreux habitants de reprendre le cours de leur vie. Photo : UNOPS/Claude-André Nadon 


La mise en œuvre du projet n'a pas toujours été sans encombre. Les conditions du site et les questions de sécurité ont rendu l'accès et le transport de matériaux difficiles. De plus, le gouvernement avait perdu le quart de ses fonctionnaires dans le tremblement de terre, et la population locale ne possédait que des compétences limitées en matière de construction. 

Néanmoins, des héros ont émergé des décombres. 

Loranie Zephyr a perdu sa maison et a été blessée au pied lors du tremblement de terre. Vivant à Fort National sur les terres léguées par sa famille, elle a refusé de tout laisser derrière elle. 

Aujourd'hui, à 67 ans, Loranie Zephyr s'est vu attribuer une nouvelle maison sur son propre terrain, un rêve qu'elle croyait irréalisable. ​

 

Des débris de sa maison, Loranie Zephyr n’a pu sauver que sa machine à coudre. Photo : UNOPS

Depuis, elle coud pour ses voisins et son nouveau logement lui permet de recevoir ses clients. 

​   ​« À mon âge, je ne pensais pas recevoir une nouvelle maison. Ici, j’ai suffisamment d’espace pour me déplacer sans difficulté avec mes béquilles »

« À mon âge, je ne pensais pas recevoir une nouvelle maison. Ici, j'ai suffisamment d'espace pour me déplacer sans difficulté avec mes béquilles », raconte-t-elle.​

Après le tremblement de terre, Vladimir Jerome et sa famille ont dû partir vivre dans un abri à Champ-de-Mars. Sans revenu stable, il n'était plus en mesure d'aller à l'école. ​


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À 20 ans, Vladimir Jerome a rejoint l’équipe du projet pour s’assurer un revenu.  Photo ​: UNOPS

« Grâce à ce projet, j'ai pris conscience que je voulais devenir ingénieur. L'argent que j'ai gagné va me permettre de commencer des études l'an prochain. » 

Ses progrès dans la construction lui ont permis de passer d'ouvrier à contremaître. 

« Le projet ne m'a pas seulement aidé à reconstruire ma maison, il a aussi changé ma vie et m'a donné la chance de réaliser mes rêves. Nous ne devons plus dormir à la belle étoile », rajoute Vladimir Jerome. 

Jacques Sony, vendeur de rue de billets de loterie, n'a pas pu recueillir l'argent nécessaire à la reconstruction de la maison familiale. 

Sélectionné par le projet pour recevoir un logement, il explique : « Grâce à cette occasion inespérée, mes enfants ont finalement un toit sur la tête. Je me sens délivré d'un très lourd fardeau. »​

À 63 ans, Jacques Sony a perdu une jambe et sa maison dans le tremblement de terre. À la suite de la catastrophe, il lui a été difficile de joindre les deux bouts. ​ Photo : UNOPS​​​​


 

Des comités communautaires ont également été créés pour gérer des services de base comme l’approvisionnement en eau et en électricité. ​​

Les travaux ont été achevés en mai dernier. Les huit quartiers ont été équipés de systèmes de drainage, de routes d'accès et d'eau courante. 

Étant donné que de nombreux quartiers sont confrontés à des problèmes de violence liée aux gangs de rue, des centaines de lampadaires solaires ont été installés afin que les résidents se sentent plus en sécurité.  ​​​

Aujourd'hui, grâce au projet, près de 33 000 familles haïtiennes vivent dans des logements sûrs. 


Les nouveaux propriétaires ont reçu des formations, respectueuses des pratiques locales, sur la façon d'entretenir leurs propres logements. Photo : UNOPS/Claude-André Nadon​

Plus tard cette année, des écoliers bénéficieront d’une nouvelle école à Fort National. ​
Photo : UNOPS/Claude-André Nadon  ​


 
Les détails du projet :

 

Le projet 16 quartiers/six camps (16/6) a été mené par le gouvernement d'Haïti et mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le développement, l'Organisation internationale du Travail, l'Organisation internationale pour les migrations et l'UNOPS. Le projet a été financé par le Fonds de reconstruction d'Haïti, le gouvernement du Canada, l'organisation néerlandaise Woord en Daad et la fondation Petunia. L'UNOPS a conçu et effectué la construction de logements et d'infrastructures communautaires pour des personnes à faible revenu de huit quartiers : Morne Hercule, Morne Lazarre, Nerette, Bois Patate, Morne Ebo, Jean Baptiste, Villa Rosa et Fort National. L'UNOPS était également responsable de la réparation et de la reconstruction de maisons endommagées pour qu'elles répondent à des normes de réduction des risques liés aux catastrophes naturelles, en plus d'être responsable de l'amélioration d'infrastructures communautaires telles que des installations sanitaires, de gestion des déchets et d'approvisionnement en eau potable. Au total, 615 nouvelles unités d'habitation ont été construites et 2000 autres ont été réhabilités. 


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