UNOPS

22/08/2013

Améliorer la résistance aux catastrophes en Haïti

Un projet de reconstruction de grande envergure bénéficie à plus de 33 000 familles haïtiennes dont les quartiers ont été détruits par le tremblement de terre de 2010.

Haiti Construction 16/6

Le tremblement de terre, un des plus importants à avoir touché une zone urbaine, a causé la mort de plus de 220 000 personnes et a laissé plus d’un million de personnes sans abri.

En 2011, grâce au financement du Fonds pour la reconstruction d’Haïti, un projet a été lancé afin de fermer six camps de personnes déplacées en réinstallant leurs habitants dans 16 quartiers récemment réhabilités.

Le projet 16 quartiers/six camps (16/6) est mis en œuvre conjointement par le Programme des Nations Unies pour le développement, l’Organisation internationale du travail (OIT), l’Organisation internationale pour les migrations et l’UNOPS, sous la supervision du gouvernement haïtien.

L’UNOPS s’est vu confier un budget de plus de 16 millions de dollars pour concevoir des logements et infrastructures pour personnes à faible revenu et en effectuer la construction dans huit des quartiers.

Plus que de simples travaux de construction, l’UNOPS estime que des logements et infrastructures résistants sont à la base de la création de communautés et d’environnements productifs et auto-suffisants.

Les travaux effectués par l’UNOPS dans le cadre du projet 16/6 sont un bon exemple de meilleures pratiques en matière de réduction des risques liés aux catastrophes naturelles pouvant être reproduites dans d’autres zones d’Haïti ou appliquées à des travaux de reconstruction dans d’autres régions précaires.

Informations générales

Étant donné que par le passé les quartiers à faible revenus de Port-au-Prince ont souvent été construits sur des collines escarpées avec peu ou pas de planification et des matériaux de mauvaise qualité, plusieurs d’entre eux ont été gravement touchés par le tremblement de terre.

En raison de l’absence de normes antisismiques, plus de la moitié des maisons des 16 quartiers choisis pour les travaux de réhabilitation ont subi des dommages partiels ou importants lors du séisme. Un grand nombre de résidents de ces quartiers densément peuplés n'avaient guère d’autre choix que de se réinstaller au sein de camps de personnes déplacées à proximité, comme ceux de Place Saint-Pierre, Place Boyer, Primature, Canapé Vert, Stade Silvio Cator et Maïs Gâté, qui sont aujourd’hui fermés.

Au cours de la phase d’urgence suivant immédiatement le tremblement de terre, l’UNOPS a réparé plus de 800 maisons et construit plus de 1500 abris dans divers quartiers informels de la capitale. En étroite collaboration avec le gouvernement, l’UNOPS a procédé à l’évaluation de plus de 400 000 bâtiments, se forgeant une réputation de partenaire fiable et expérimenté pour mettre en œuvre des projets d’infrastructures dans les quartiers les plus vulnérables d’Haïti.

Mieux reconstruire

Dans le cadre du projet 16/6, l’UNOPS est responsable de la réparation et la reconstruction de maisons endommagées pour qu’elles répondent à des normes de réduction des risques liés aux catastrophes naturelles. L’organisation est également responsable d’améliorer des infrastructures communautaires telles que des installations sanitaires et de gestion des déchets, des sentiers, des installations d’approvisionnement en eau potable et autres services publics. L’UNOPS a déjà réparé plus de 1200 maisons et compte construire 750 nouvelles maisons dans certains des quartiers les plus complexes de Port-au-Prince.

Ayant toujours la durabilité comme priorité, et afin de respecter la culture locale, l’UNOPS a formé les propriétaires des maisons à l'égard des techniques de construction afin de les aider à entretenir leurs propres logements dans le futur.

Étant donné qu’environ 40 pour cent des Haïtiens paient pour l’électricité, un grand nombre d’habitants étant alimentés illégalement en électricité et en eau, l’UNOPS a participé à la mise en place de conseils communautaires responsables de l’alimentation en eau et en électricité, de la gestion des déchets et de l’assainissement. Cette initiative aide les résidants à modifier leurs habitudes et à mieux comprendre le concept de payer pour ces services.

Afin de combattre la violence liée aux gangs de rue dans les quartiers en réhabilitation, l’UNOPS a aidé les résidents à se sentir plus en sécurité en installant des centaines de lampadaires solaires et en construisant les nouvelles maisons de façon à respecter les espaces publics et ainsi atténuer les problèmes sociaux.

Le projet a créé plus de 15 000 jours de travail et l’UNOPS a engagé 95 pour cent de sa main-d’œuvre au sein de la communauté locale. L’organisation a engagé des entreprises locales, et en collaboration avec l’OIT, plus de 150 travailleurs de la construction ont été formés.

L’UNOPS et ses partenaires ont permis aux résidents de participer aux phases de conception et de mise en œuvre du projet grâce à des sondages de porte-à-porte et à des réunions communautaires.

Étant donné que le projet 16/6 est le fruit d’une collaboration entre quatre organisations de mise en œuvre, un système de contrôle a été mis en place afin d’aider à coordonner les activités. Cette mise en application de l’objectif de l’ONU « Unis dans l’action » a permis de partager des données et autres informations sur le projet, lequel a débuté en août 2011 et devrait prendre fin en août 2013.

 

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