UNOPS

16/08/2013

Rétablir les moyens de subsistance à Sri Lanka

Dans le cadre d’un programme visant à réhabiliter les zones côtières détruites par le passage du tsunami en 2004, plus de 20 nouveaux ports de pêche et zones d’ancrage sont en cours de construction dans plusieurs régions de Sri Lanka.

Grâce au financement du Fonds international de développement agricole (FIDA), s’élevant à 10,7 millions de dollars, cette initiative vise à améliorer les installations de pêche et à générer davantage de revenus pour les communautés vivant de la pêche. Elle devrait profiter à plus de 100 000 personnes.

Ce projet, qui a débuté en 2009, est mis en œuvre par l’UNOPS dans sept districts de Sri Lanka en collaboration avec le ministère de la Pêche et des Ressources aquatiques.

Informations générales

Le gouvernement a initialement mis sur pied le projet après que le tsunami a détruit une importante quantité d’infrastructures de pêche, notamment des criées, des centres communautaires et des installations d’accès à l’eau douce, nuisant de manière considérable aux moyens de subsistance des communautés vivant de la pêche.

Après que le gouvernement a fait face à de nombreux défis de taille pour le mettre en œuvre, l’UNOPS a été engagé en tant que principal gestionnaire du projet avec pour tâche d'en améliorer la conception et d’en gérer les activités de construction.

La participation communautaire

Afin de s’assurer de répondre aux besoins locaux, l’UNOPS a effectué des consultations auprès des autorités locales, de groupes de la société civile et des communautés vivant de la pêche aux étapes de planification de même qu’au cours de la mise en œuvre du projet. Étant donné que la pêche à Sri Lanka est traditionnellement pratiquée par tous les membres de la famille et que les femmes y jouent un rôle important, l’UNOPS s’est assuré de consulter les femmes au cours de ces entretiens.

Des bureaux ont été mis sur pied dans trois districts afin que le personnel de l’UNOPS puisse coordonner la collaboration avec les intervenants locaux tout en assurant le suivi quotidien de l’avancement des travaux aux 21 sites de projet. Les travailleurs ont été engagés au sein de la population locale et jusqu’à présent, le projet a permis de créer 105 000 jours de travail.

Afin d’assurer l’utilisation à long terme des nouvelles infrastructures, l’UNOPS a également procédé à la formation en milieu de travail de membres du personnel du ministère, en plus d’enseigner comment utiliser et entretenir les installations d’entreposage de carburant et de glace.

Les plans utilisés pour la construction des infrastructures de pêche ont depuis été réutilisés par le ministère dans le cadre d’autres projets sur la côte est de Sri Lanka.

Défis

Lors de la construction des ports et zones d’ancrage, les ingénieurs navals ont fait face à plusieurs défis, notamment des raz-de-marée plus hauts que prévu. L’équipe de projet a donc trouvé une façon novatrice pour faire face aux conditions changeantes en construisant des barrières temporaires supplémentaires sans toutefois augmenter les coûts du projet.

Comme toujours, la santé et la sécurité étaient prioritaires. Les travaux avaient lieu uniquement lorsque les conditions météorologiques étaient favorables, et des équipements de protection spéciaux ont été fournis aux équipes de construction travaillant près de la mer.


Résultats positifs

À Suduwella, un village de pêche du district de Matara, la pêche et les activités s’y rattachant sont la principale source de revenus pour la communauté. Le nouveau port qui y a été construit a permis à plus de 4000 personnes de prendre part aux activités liées à la pêche, une augmentation de 70 pour cent comparativement à 2011. Le nombre de femmes participant à ces activités a quant à lui doublé depuis le début du projet en 2009.

Les revenus générés par personne et par bateau ont plus que doublé, et le développement des environs du port avec des installations telles que des banques, des magasins de pièces de rechange et des installations d’entreposage de glace devrait créer entre 2000 et 4000 emplois.
W. Kumara, un consommateur local âgé de 46 ans, affirme que les nouveaux ports permettent d’acheter du poisson à des prix plus compétitifs.

« Avant, nous devions nous rendre à des ports de pêche éloignés pour acheter du poisson, et les prix de vente étaient élevés. Maintenant, grâce au nouveau port de Suduwella, nous pouvons acheter du poisson à bas prix parce que beaucoup plus de bateaux de pêche viennent au port », explique-t-il.

Tous les ports et zones d’encrage sont maintenant entièrement opérationnels, et les derniers travaux sont en voie d’être terminés avant la fin des activités du projet, prévue pour la fin du mois de septembre 2013.

 

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