UNOPS

24/11/2015

Favoriser l’inclusion sociale et le développement de compétences en Serbie

Vivre avec un handicap, c’est ce que font au quotidien des personnes comme Dragana Petrović. Souvent, des choses que bon nombre d’entre nous tiennent pour acquis, comme l’accès à des bâtiments et à des services, se révèlent plus compliquées.

Le Programme européen de développement PROGRES, géré par l'UNOPS et financé par l'Union européenne ainsi que les gouvernements suisse et serbe, contribue au renforcement du développement socio-économique de 34 municipalités dans le sud de la Serbie.

Les activités du programme visent à favoriser l'intégration sociale et la gouvernance locale afin de contribuer à l'autonomisation des populations vivant dans cette région, notamment les personnes vulnérables.

En 2015, un nouveau projet européen PROGRES a été mis en œuvre par une organisation de la société civile basée à Leskovac, l'Association de la dystrophie musculaire, afin d'aider les personnes touchées par cette maladie.

La première des deux étapes du projet était axée sur l'amélioration de l'accès aux soins médicaux et sur l'amélioration des installations médicales et le renforcement des capacités du personnel soignant. L'accent a été mis, en particulier, sur le partage des connaissances en matière de santé respiratoire. La seconde étape abordait des questions liées à l'emploi et à l'inclusion sociale.

Avant le début du projet, seul un médecin était qualifié pour réaliser une ventilation non invasive (VNI) dans une région peuplée par environ 400 000 personnes. La VNI regroupe un ensemble de techniques médicales utilisées pour aider les personnes souffrant d'insuffisance respiratoire grâce à un apport rapide d'oxygène au moyen d'un embout buccal ou d'un masque facial. Deux séminaires, dirigés par un pneumologue, ont été organisés pour former du personnel médical à ces techniques, permettant à 33 autres médecins de la région d'apprendre à réaliser ces interventions destinées à sauver des vies.

Ces séminaires ont été très appréciés, comme l'indique le témoignage d'un des médecins : « C'est un modèle fiable qui prend en compte toutes les parties prenantes, des médecins aux personnes handicapées, en passant par leurs familles. Cela encourage la coopération entre ceux qui fournissent les services et ceux qui les reçoivent. »

La seconde étape du projet visait à aider 23 personnes souffrant de divers handicaps à acquérir des compétences pratiques telles que la couture, le tricot, la peinture sur soie et la fabrication de sacs. Une série de quatre ateliers de dix jours a été organisée pour des groupes d'environ 15 participants.

Une équipe de formateurs dévoués a aidé les bénéficiaires à développer leur créativité, tenant compte des capacités et des besoins de chaque participant tout au long de la formation. Au départ, les bénéficiaires étaient aidés dans leur travail, mais ils ont rapidement progressé et à la fin des ateliers, ils étaient capables de réaliser seuls toutes les activités.

Ensemble, les participants ont réalisé des centaines de belles aquarelles et des foulards de soie peints à la main. Ils ont aussi confectionné des tabliers de cuisine et des nappes avec le matériel qui a été fourni dans le cadre du projet. Ces objets ont ensuite été vendus lors d'expositions locales afin de favoriser la création de revenus pour les personnes ayant participé aux ateliers.

Des négociations avec la ville de Leskovac sont en cours afin de permettre à l'Association de la dystrophie musculaire d'obtenir un emplacement permanent et gratuit sur le marché, pour que ses membres puissent continuer à vendre leurs créations.

Dragana, qui est atteinte de dystrophie musculaire, a participé à ces ateliers et est très enthousiaste à l'idée des possibilités qu'ils offrent. « Je souhaite que toutes les personnes handicapées puissent trouver un métier, puissent sortir de chez elles et montrer au monde entier que nous sommes capables d'apporter une contribution à la société. Je veux que les préjugés soient mis de côté », a-t-elle confié.

Ce projet a été mis en œuvre par des personnes atteintes de dystrophie musculaire, notamment la directrice de l'Association de la dystrophie musculaire, Gordana Stojanovic, qui explique : « Vous ne pouvez pas savoir si une chaussure vous va tant que vous ne l'avez pas essayée. De la même manière, vous ne pouvez pas savoir ce dont une personne handicapée a besoin si vous n'êtes pas vous-même atteint d'un handicap. »

Dans le cadre des deux étapes du projet, l'UNOPS a fourni une assistance technique constante afin de garantir la durabilité du projet et d'atténuer les risques. Toutes les activités étaient étroitement contrôlées et évaluées afin de s'assurer qu'elles étaient mises en œuvre selon les objectifs et le budget du projet. L'UNOPS a également fait connaître le projet et ses résultats à un grand nombre de parties prenantes, contribuant encore davantage à la réussite de l'initiative.

En savoir plus sur les activités de l'UNOPS en Serbie.