UNOPS

Profils pour la Journée mondiale de l’aide humanitaire : Felix Frantzo

« Ma première motivation a été d'agir pour changer le monde et en faire un lieu de vie meilleur. J'ai la chance de pouvoir y travailler ici même, dans mon propre pays. » - Felix Frantzo, Chef des opérations, Haiti

https://wwwedit.unops.org/SiteCollectionImages/Voices/World%20Humanitarian%20Day/Felix-Franzo_Haiti_Aug-2014_240x240.jpg

1. Quelles sont les différentes priorités à gérer au quotidien dans le cadre de votre travail ?

Dans mon travail, l'une des principales priorités est de mener à bien nos projets dans les plus brefs délais. À la suite du tremblement de terre qui a dévasté Haïti en 2010, la priorité était de permettre à la population de reprendre le cours de sa vie dans des conditions plus sûres. Nous avons organisé des discussions de groupe avec les habitants pour les aider à comprendre le processus de réinstallation et les bénéfices d'un lieu de vie plus sûr. Il leur faut parfois du temps pour accepter cette nouvelle réalité, qui peut impliquer de changer leurs habitudes de vie.

2. Qu'est-ce qui est le plus dur dans votre travail ? Qu'est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction ?

Le plus difficile dans mon travail est de faire comprendre aux membres des communautés locales à quel point il est important qu'ils changent leurs façons de faire. Nous devons mettre en œuvre notre projet rapidement et fournir les meilleurs résultats possible afin que les habitants puissent en bénéficier à long terme. Nous devons aussi insister sur la nécessité de prendre soin de l'environnement dans lequel ils vivent. De mon point de vue, le plus gratifiant est de voir les bénéficiaires satisfaits une fois que le projet est achevé.

3. Qu'est-ce qui vous a motivée à travailler dans le domaine humanitaire ?

Ma première motivation a été d'agir pour changer le monde et en faire un lieu de vie meilleur. J'ai la chance de pouvoir y travailler ici même, dans mon propre pays.

4. Quelle est l'expérience la plus surprenante/inattendue que vous avez vécue sur le terrain ?

Paradoxalement, trouver la meilleure stratégie pour amener une communauté à participer au début d'un projet se révèle aussi difficile que de définir clairement les rôles et responsabilités de chacun pour faciliter la prise de décisions tout au long du projet.

Certaines personnes peuvent être sceptiques quand nous commençons à mettre en œuvre un projet. Notre manière de travailler peut être différente de ce à quoi les habitants sont habitués. Par exemple, lors d'une visite sur le terrain, j'ai pu constater qu'une femme avait demandé à l'ingénieur qui construisait sa maison d'arrêter de travailler. Puisqu'il s'agissait de sa maison, elle voulait être engagée pour réaliser les travaux. Vers la fin de la construction, elle a plutôt pris la défense de cet ingénieur, qui était dans la même situation sur un chantier voisin. Après avoir participé à une discussion de groupe avec notre équipe de sensibilisation, elle avait compris que l'ingénieur n'était pas chargé d'embaucher des ouvriers et que pour obtenir les meilleurs résultats, nous devions être méticuleux dans notre travail et notre processus de recrutement. Nous devons nous assurer d'engager des travailleurs compétents.

5. Selon vous, que doivent faire les travailleurs et les organisations humanitaires pour améliorer davantage les conditions de vie des personnes démunies ?

Selon moi, pour améliorer davantage les conditions de vie des personnes démunies, nous devons être encore plus proches des populations bénéficiaires de nos projets. Il est très important que les communautés s'approprient les projets et d'identifier les besoins réels de leurs membres.