UNOPS

Témoignages : Un pied au siège, l’autre sur le terrain

« C’est mon intérêt pour la consolidation de la paix qui m’a attiré vers l’UNOPS, d’abord à New York puis à Copenhague, mais c’est l’approche novatrice de l’organisation qui m’a réellement motivé. Il est important que le Bureau pour l'Asie, l'Europe et le Moyen-Orient, en pleine évolution, trouve sa place entre les grandes initiatives lancées par le siège et nos collègues sur le terrain qui ont beaucoup à faire. Nous devons sans cesse trouver un équilibre entre innovation et efficacité. » - Ted Janis, analyste d'opérations, AEMO

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​​Je suis analyste d'​opérations au sein du Bureau régional pour l'Asie, l'Europe et le Moyen-Orient (AEMO) de l'UNOPS. J'apporte un soutien au directeur du bureau régional et à son adjoint, ainsi qu'à nos neuf bureaux sur le terrain. L'ampleur de la tâche est considérable : notre travail va du renforcement de notre présence en Afghanistan et au Myanmar au soutien des activités de l'ONU en réponse aux crises syrienne et irakienne, en passant par le positionnement de l'UNOPS dans des pays en voie d'adhésion à l'Union européenne comme la Serbie ou le Kosovo.

Par exemple, nous avons récemment eu la visite de M. Abdallah Al Dardari, économiste en chef et directeur de la Division du développement économique et de la mondialisation de la Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (CESAO). M. Al Dardari est venu pour discuter de diverses possibilités d'initiatives conjointes entre nos deux organisations, particulièrement en matière de soutien à la suite de la crise syrienne. Dans le cadre de l'agenda national pour l'avenir en Syrie, un programme mené par la CESAO, l'UNOPS soutient déjà la planification d'infrastructures dans le pays afin de favoriser le relèvement après la crise. Les deux organisations souhaitent maintenant coopérer pour la formation d'experts syriens en infrastructures, en gestion de projets et en achats afin que des personnes compétentes soient disponibles localement et prêtes à agir en cas de cessez-le-feu. Pour moi, cette visite a été un aperçu fascinant de la coordination au sein de l'ONU, et j'ai pu voir de mes propres yeux la jonction entre les politiques et la mise en œuvre.

Je suis titulaire d'un diplôme universitaire de deuxième cycle en relations internationales et en résolution de conflits, et avant de travailler pour l'UNOPS j'ai été officier d'infanterie dans l'armée américaine, avec laquelle j'ai été envoyé deux fois en Irak et une fois en Afghanistan. Au cours de l'une de mes missions en Irak, pendant l'éveil en 2007-2008, je vivais dans une ville où je supervisais des projets visant à favoriser la réconciliation entre la population sunnite de la province d'Anbar et le gouvernement de Bagdad. Après cette période dans l'armée, j'ai passé trois mois en Zambie où, pour le compte du Programme des Nations Unies pour le développement, j'ai effectué une analyse des parties prenantes à des conflits portant sur la gestion des ressources naturelles. Mon parcours a donc été principalement centré sur le travail de terrain.

Je n'avais jamais travaillé au siège d'une organisation avant de rejoindre l'UNOPS, mais je pense que le fait de posséder une expérience de terrain m'aide à mieux soutenir nos collègues dans la région. Je comprends les obstacles auxquels on peut faire face en travaillant dans des contextes difficiles : l'insécurité, les problèmes d'accès, les complications liées aux transports, les mauvaises connexions Internet, etc. L'environnement crée déjà une lourde charge de travail pour notre personnel sur le terrain, à laquelle s'ajoute leur véritable tâche qui consiste à mettre en œuvre des projets de qualité. Ce qui me motive, c'est de faire tout mon possible pour rendre leur travail un peu plus facile.