UNOPS

Témoignage : responsabilisation et leadership créatif

« Je suis une dirigeante créative, je pense. Un dirigeant, c’est une personne capable de dire : “C’est du bon travail, mais on peut faire encore mieux.” Un directeur peut inspirer les gens et les amener à faire les choses différemment. J’espère que l’on se souviendra de moi de cette façon. » - Maria-Noel Vaeza, ancienne directrice du Bureau mondial de services aux portefeuilles de projets

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À la fin du mois de juillet, notre collègue et amie, Maria-Noel Vaeza, quittera l'UNOPS pour prendre ses nouvelles fonctions de directrice de la Division des programmes à ONU Femmes. Elle sera responsable de six bureaux régionaux, 45 bureaux de pays, d'une équipe de 75 personnes et de deux fonds d'affectation spéciale. Talentueuse, enthousiaste, ouverte et franche, Maria-Noel a dédié ces 24 dernières années à l'UNOPS et aux Nations Unies. Mais avant de se lancer dans une nouvelle aventure, elle s'est exprimée sur son expérience à l'UNOPS.

Malgré toutes les années que j'ai passées à l'UNOPS, je suis toujours extrêmement motivée. Notre travail a une véritable signification et il bénéficie vraiment aux personnes qui en ont besoin. La force de l'UNOPS vient de sa capacité à travailler en équipe. Je crois sincèrement en l'importance du travail d'équipe, et c'est pourquoi j'ai tellement aimé travailler à l'UNOPS.

J'ai rejoint la famille de l'ONU en 1991. J'ai occupé plusieurs postes à la Banque mondiale et au Programme des Nations Unies pour le développement, pour lequel j'ai essentiellement travaillé au Guatemala et au Paraguay, ainsi que quatre ans à Bruxelles en tant que conseillère principale. J'ai finalement rejoint l'UNOPS en 2007, en tant que directrice régionale du Bureau pour l'Amérique latine et les Caraïbes à Panama.

Lorsque je suis arrivée, j'ai constaté que les gens avaient peur de parler aux partenaires. L'un de mes points forts réside dans ma capacité à m'adresser à un partenaire, à être honnête, sincère, même lorsqu'il faut lui dire : « Désolée, je ne peux pas répondre positivement à votre demande. »

L'une de mes premières visites a été à Lima, au Pérou. À l'époque, notre projet phare consistait en la construction d'une gigantesque fontaine dans l'un des quartiers les plus aisés, d'une valeur de 22 millions de dollars payés par le bureau du maire.

Ce type de projets ne m'intéressait pas. Je me suis alors dit : « Pourquoi ne pas construire des habitations, améliorer l'assainissement, le système de santé, répondre aux vrais défis de développement ? » J'ai donc discuté avec les autorités péruviennes et leur ai demandé de faire confiance à l'UNOPS et de lui confier des projets complexes, qui amélioreront la vie des populations vulnérables vivant dans le pays. Ce sont ces projets qui valent la peine d'être entrepris. Puis, un milliard de dollars nous a été confié afin de soutenir le gouvernement pour la construction d'hôpitaux, de routes, d'installations sanitaires et l'achat de matériel médical, d'ambulances et de véhicules de police. J'étais enfin satisfaite.

Peu après, le ministère du Logement nous a invités à participer à un projet appelé « La calle de mi barrio ». Il s'agissait d'un très bon projet qui visait à réhabiliter certains des quartiers les plus pauvres et les plus préoccupants de Lima.

Il était incroyable de constater qu'un petit changement, comme améliorer le revêtement d'une route ou l'assainissement local, a permis aux habitants d'être fiers de leurs maisons et de leurs communautés. Vous pouviez voir qu'ils avaient retrouvé leur dignité. Cette expérience a été extraordinaire.

Nous sommes tous particulièrement chanceux de travailler dans cette fantastique organisation. Le travail que nous faisons au quotidien bénéficie à tellement de personnes dans le monde entier. Mais l'UNOPS ne peut pas s'arrêter là, nous devons continuer à placer la barre plus haut. Le plus important est de rester motivés, tout en travaillant à la réalisation d'un objectif commun.

J'ai beaucoup aimé occuper le poste de directrice des services aux portefeuilles de projets. C'est quelque chose dont je suis très fière. La maturité de l'organisation lui permet de traiter chacun de ses partenaires de manière unique et d'adapter son approche afin d'atteindre au mieux nos objectifs communs. La gestion d'une équipe fantastique et le renforcement de nos principaux partenariats ont constitué d'excellentes expériences.

Je sais que ma méthode de gestion est assez particulière. J'espère que tout le monde se souviendra des bons moments que nous avons passés ensemble, ainsi que de l'autonomie que j'ai donnée à mon équipe. Pour moi, l'autonomie est essentielle. Chaque personne doit avoir des responsabilités. De cette façon, les individus sont plus dévoués, plus créatifs et bien plus productifs.

Je suis une dirigeante créative, je pense. Un dirigeant, c'est une personne capable de dire : « C'est du bon travail, mais on peut faire encore mieux. » Un dirigeant peut inspirer les gens à faire les choses différemment. J'espère que l'on se souviendra de moi de cette façon.

Bien sûr, je suis triste de quitter l'UNOPS, mais je suis également très enthousiaste à l'idée de rejoindre ONU Femmes. Ce sera la troisième agence de l'ONU que je vais découvrir, et je pense que plus vous progressez dans votre carrière plus vous avez à offrir à différentes organisations. J'ai hâte de voir ce que nous pouvons réaliser ensemble à ONU Femmes.

Je suis très fière d'avoir fait partie de l'UNOPS, car je sais que l'organisation a un bel avenir. C'est une organisation unique, certes petite, mais nous nous connaissons tous et nous avons le même sens du service. Et qui sait, peut-être que l'UNOPS et ONU Femmes trouveront des possibilités de travailler plus étroitement à l'avenir. Il est possible que vous me voyiez encore, mais cette fois, je serai de l’autre côté de la table des négociations !