L’UNOPS et le Programme de microfinancements

  • Tezy Nguizani-A-Tezo,

    Tezy Nguizani-A-Tezo,

    ingénieure de chantier, bureau de l’UNOPS en République démocratique du Congo

    « Le plus difficile dans mon boulot c’est d’abord de se faire accepter et respecter en tant que femme ingénieure, surtout sur le terrain. »

    En savoir plus

​L'exposition des communautés pauvres et isolées aux effets néfastes des changements climatiques et de la dégradation de l'environnement constituent une préoccupation mondiale de haute priorité. L'objectif du Programme de microfinancements est de soutenir les communautés dans leurs propres initiatives visant à assurer des moyens de subsistance durables, tout en générant des avantages pour l'environnement à l'échelle de la planète.

Financé par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), le Programme de microfinancements octroie des subventions directes à des organisations non gouvernementales et à des organismes communautaires pour les aider à :

  • faire face aux changements climatiques ;

  • préserver la biodiversité ;

  • protéger les eaux internationales ;

  • réduire les effets des polluants organiques persistants (POP) ;

  • enrayer la dégradation des terres ;

  • adopter des pratiques de gestion durable des forêts.

Récompensées à de nombreuses reprises, les initiatives environnementales à petite échelle bénéficiant de microfinancements comprennent un éventail varié de projets, tels que la protection des rhinocéros au Botswana, la mise en place d'un système de location de vélos en Macédoine et la préservation du léopard persan, menacé d'extinction, en Iran. Au total, le Programme de microfinancements du FEM a financé plus de 14 500 projets depuis 1992.

Chaque année, l'UNOPS fournit des services de gestion administrative et financière à environ 3000 projets du Programme de microfinancements dans plus de 125 pays. Ces services sont assurés grâce à une structure adaptée qui répond aux besoins de chaque région où le programme est présent.

Alors que la planification et la supervision du programme ainsi que les décisions politiques sont effectuées par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)-FEM (en tant qu'agence d'exécution du FEM), l'UNOPS assure une mise en œuvre rapide et économique des projets, tout en travaillant en étroite collaboration avec les bureaux de pays du PNUD. Depuis le début du programme, l'UNOPS a travaillé à l'amélioration continue des pratiques opérationnelles afin d'en accroître la portée et les résultats. Ainsi, le programme continue d'être reconnu pour sa capacité à mettre en œuvre des projets rapidement et efficacement.

Les services fournis par l'UNOPS au Programme de microfinancements comprennent :

  • la gestion des fonds ;

  • le suivi des projets ;

  • la coordination des RH et des processus de recrutement ;

  • l'achat de matériel et de services ;

  • les conseils juridiques, la supervision interne et la coordination des audits ;

  • la formation et la résolution de problèmes.

Études de cas

Des techniques de recyclage novatrices en Mongolie

Une ONG à Darkhan, en Mongolie, a introduit un modèle novateur pour le recyclage des sacs, bouteilles et déchets plastiques jonchant la ville. Grâce à une subvention de 12 000 dollars, San-Orgiu recycle et transforme ces matériaux en tuyaux, chaises et clôtures, contribuant ainsi à diminuer de 20 pour cent la consommation de fer et de bois à Darkhan. Cette initiative a également contribué à réduire la pollution de l'air de 40 pour cent et environ 55 000 acres de terre ont été débarrassées de tout résidu plastique, ce qui a permis de mettre en place des activités générant des revenus pour 150 habitants. En 2010, cette initiative a remporté le prestigieux « Prix de Dubaï pour les meilleures pratiques en vue d'améliorer le cadre de vie ».

Atténuer les effets des POP au Zimbabwe

L'utilisation intensive d'engrais a provoqué une dégradation des terres et une contamination des sols très importantes au Zimbabwe. Pour en atténuer les effets néfastes sur l'environnement, en grande partie causés par les POP, le Forum du réseau biologique a formé 500 agriculteurs du district de Makoni aux techniques de l'agriculture biologique, dont 450 recevront une certification. Jusqu'à présent, 450 hectares de terres ont été réhabilités, ce qui a permis d'augmenter le taux de rendement des cultures et les revenus des communautés locales. Les polluants nocifs utilisés auparavant en grandes quantités n'affectent plus les sols ni la vie aquatique du fleuve international Save. Cette réussite a également donné lieu à l'élaboration d'une politique nationale sur l'agriculture biologique qui sera normalisée dans un avenir proche.

Protéger les réserves du récif de la barrière du Belize

La rascasse volante est une espèce envahissante ayant des effets dévastateurs sur les récifs coralliens. Au Belize, l'Organisation pour la conservation de l'environnement a abordé ce problème en aidant les scientifiques à déterminer l'origine de la rascasse volante et à expliquer sa reproduction rapide. La recherche vise à contrôler le nombre de ces poissons et contribue ainsi à conserver le Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize, patrimoine mondial de l'UNESCO.

Protéger les habitats côtiers en Chine

Environ 20 000 personnes en Chine ont participé à des projets visant à réduire la pollution marine provenant de sources terrestres et à réhabiliter et protéger les habitats côtiers grâce à des microfinancements. Ces initiatives ont contribué à protéger les eaux internationales et ont bénéficié directement à plus de 4000 personnes. L'un des projets a permis de déblayer 11 500 kilogrammes de déchets le long de la côte de Dalian. La côte fait à présent l'objet d'une surveillance de la part de la communauté locale, qui a reçu à nouveau des fonds provenant du gouvernement local afin de poursuivre leurs activités. Le Programme de microfinancements du FEM a reçu un prix national pour son soutien à ces projets.