The United Nations Office for Project Services (UNOPS)

Sécuriser le chemin de la paix et du développement durable

Dans les pays touchés par des conflits tels que le Soudan du Sud et la République centrafricaine, les risques liés aux engins explosifs peuvent entraver l’accès humanitaire, limiter les déplacements quotidiens et menacer des vies longtemps après la fin d’un conflit. À l’appui du Service de la lutte antimines des Nations Unies, l’UNOPS fournit le soutien opérationnel, technique et logistique nécessaire pour déminer des zones contaminées, renforcer les capacités et aider des vies à se reconstruire dans les communautés. 

RÉTABLIR LA SÉCURITÉ ET LES MOYENS DE SUBSISTANCE AU SOUDAN DU SUD

Depuis plusieurs années, la population du village de Bilinyang, dans le district de Mangala, vit sous la menace constante des restes explosifs de guerre, dans l’impossibilité de cultiver les terres ou de se déplacer librement. Ce risque a donné lieu à un événement tragique en 2024, lorsqu’un jeune garçon a perdu la vie après avoir marché malgré lui sur une mine antipersonnel. Son décès a dévasté la communauté et mis en lumière l’urgence d’agir. 

En raison de la proximité avec des zones d’habitation et de terres agricoles, le Service de la lutte antimines des Nations Unies a donné la priorité à cette zone pour la tenue d’opérations de déminage. L’UNOPS a apporté son appui à la section du Service de la lutte antimines au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud au moyen d’études techniques et d’enquêtes sur la contamination. 

Les équipes de déminage manuel et mécanique ont travaillé de manière systématisée dans l’ensemble de la zone pendant près de cinq ans. En mars 2026, les équipes avaient dépollué plus de 850 000 mètres carrés de terrain, détruisant 77 mines antichars et antivéhicules, huit mines antipersonnel et 28 autres restes explosifs de guerre, éliminant ainsi une menace qui mettait en péril de nombreuses vies.

Aujourd’hui, le terrain dépollué accueille une nouvelle zone d’habitation pour des familles déplacées, libérant ainsi des terres pour l’agriculture et le relèvement économique.

Pendant de nombreuses années, ce terrain n’était pas sûr et ne pouvait pas être pleinement utilisé par la population. Grâce aux opérations de déminage, la population pourra reprendre en toute sécurité les activités agricoles […] C’est une aide précieuse pour les moyens de subsistance et la production alimentaire dans le village. »

Raymond Ladu - chef du village de Bilinyang

Pour la population de Bilinyang, la lutte antimines permet à des enfants de jouer en toute sécurité, aux agriculteurs et agricultrices d’exploiter à nouveau leurs terres, et aux communautés de reconstruire de façon sûre.

« L’élimination des engins explosifs à Bilinyang montre l’effet tangible de la lutte antimines sur l’amélioration de la sécurité et le rétablissement de l’accès humanitaire, et aide les communautés déplacées à se relever et à reconstruire sans crainte », déclare Zehrudin Sukanovic, chef du programme du Service de la lutte antimines au Soudan du Sud. 

« Ce travail [est] un apport déterminant, vital et indispensable dans le cadre du mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud, qui contribue à la protection de la population civile et crée des conditions plus sûres au profit de la stabilité et du relèvement », ajoute-t-il.

PROMOUVOIR L’APPROPRIATION NATIONALE DES ACTIVITÉS DE DÉMINAGE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Après des décennies de conflit, les restes explosifs de guerre posent un problème complexe en République centrafricaine. Depuis 2020, la contamination s’est accrue dans les régions du centre et de l’ouest avec l’apparition de mines terrestres et d’engins explosifs improvisés qui entravent la circulation des soldates et soldats de la paix, des représentantes et représentants du gouvernement et du personnel humanitaire.

Pour créer des solutions durables, l’UNOPS fournit un appui au Service de la lutte antimines des Nations Unies et à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, donnant la priorité au renforcement des capacités et à la viabilité institutionnelle.

Depuis 2014, ce travail est fourni à l’appui de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.

« Le partenariat a contribué à la mise en œuvre de notre plan d’action national, en améliorant notre capacité à répondre efficacement aux problèmes de sécurité tout en renforçant la prise en main du déminage par le pays », explique le colonel Gaetan Saramandji, secrétaire exécutif de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.

À la suite de la création de l’Autorité nationale de lutte antimines en septembre 2025, l’UNOPS et le Service de la lutte antimines des Nations Unies ont étendu leurs services d’appui consultatif et de formation opérationnelle au personnel des pouvoirs publics. Le partenariat s’attaque également aux obstacles liés au genre concernant l’accès aux fonctions techniques sur le terrain.

La sergente Laure Christelle Djimadoum-Narom-Ko participant aux opérations de neutralisation d’engins explosifs, preuve du rôle essentiel des femmes dans le renforcement des capacités nationales de lutte antimines en République centrafricaine.

« La mise en place de capacités nationales durables nécessite également de garantir que les femmes ont la possibilité de jouer un rôle dans tous les aspects de la lutte antimines, y compris dans des fonctions hautement techniques où elles sont généralement sous-représentées », souligne Dorothy Du, cheffe de l’unité responsable des projets de l’UNOPS et cheffe par intérim du programme du Service de la lutte antimines des Nations Unies. « Voir des femmes suivre une formation technique poussée dans le pays et dans des centres de formation régionaux puis accéder aux fonctions connexes est une étape importante vers la création d’un système national de lutte antimines plus inclusif et représentatif. »

Les spécialistes du Service de la lutte antimines des Nations Unies travaillent quotidiennement aux côtés de l’Autorité nationale de lutte antimines afin de renforcer les capacités du pays, posant des bases essentielles pour assurer l’efficacité, la durabilité et l’appropriation nationale de la lutte antimines. En bout de chaîne, l’investissement en faveur des capacités nationales est un investissement en faveur de la paix, de la résilience et du développement durable. »

Lieutenant Colonel Edgar Ghazaka - coordonnateur de l’Autorité nationale de lutte antimines

UNE MISSION PERSONNELLE EN FAVEUR DU RELÈVEMENT

Pour beaucoup de membres de l’équipe, ce travail est profondément personnel. Achom Atem Garang est chargée de l’information du public et des programmes au sein de l’UNOPS. Elle a passé deux ans à documenter les effets du programme du Service de la lutte antimines des Nations Unies dans son pays, le Soudan du Sud. 

« La lutte antimines ne consiste pas seulement à éliminer des engins explosifs, il s’agit aussi d’aider les communautés à reconstruire », explique Achom.

« Une personne de ma famille a été victime d’engins explosifs, c’est pourquoi je n’oublie jamais que derrière chaque statistique se trouve l’histoire d’une vie humaine. Mon rôle est d’accompagner le travail qui sauve des vies tout en partageant des histoires de résilience et de rétablissement aux quatre coins du Soudan du Sud. J’estime que c’est ma contribution à la reconstruction de ma nation. »

Achom Atem Garang

LES FONDATIONS DE LA PAIX

Au Soudan du Sud, en République centrafricaine et ailleurs, les opérations de lutte antimines restent une condition préalable à la paix ouvrant la voie au retour des familles et à la reconstruction des communautés en toute sécurité.

« L’UNOPS aide le Service de la lutte antimines des Nations Unies et les missions onusiennes de consolidation de la paix dans le monde entier afin que des communautés puissent retourner sans risque sur leurs terres et que les partenaires humanitaires puissent parvenir en toute sécurité jusqu’aux personnes qui en ont besoin », déclare Amir Omeragic, directeur du Groupe thématique de la paix et de la sécurité de l’UNOPS.

« Ensemble, nous aidons à créer les conditions qui permettront le relèvement et la reconstruction à long terme. »

Objectif mondial soutenu grâce à cette initiative :


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