The United Nations Office for Project Services (UNOPS)

Quatre donateurs investissent plus de 215 millions de dollars pour améliorer les services de santé dans les zones les plus inaccessibles du Myanmar

Les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse se sont engagés à investir plus de 215 millions de dollars dans l’amélioration des services de santé pour les personnes les plus vulnérables du Myanmar, grâce au Fonds pour l’accès à la santé géré par l’UNOPS.

Le système de santé du Myanmar continue de progresser, mais des inégalités importantes persistent. Les personnes vivant dans des régions touchées par des conflits, isolées ou difficiles d’accès sont davantage exposées à de mauvais résultats en matière de santé.

Quatre donateurs (les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse) sont déterminés à relever ces défis complexes, grâce à un financement continu du secteur de la santé du Myanmar. Ce mécanisme de financement commun, le Fonds pour l’accès à la santé, sera en place de janvier 2019 à fin 2023. Ce fonds est en accord avec les priorités et objectifs nationaux en matière de santé, et contribuera à atteindre l’accès universel aux soins de santé d’ici 2030.

« Malgré les progrès considérables réalisés ces dernières années, le système de santé du Myanmar est confronté à des défis importants en ce qui concerne l’accès des communautés les plus vulnérables », explique Rea Bonzi, président du conseil d’administration du fonds.

« Le Fonds pour l’accès à la santé vise à soutenir le gouvernement et les organisations de santé communautaires pour rendre les services de santé accessibles à l’ensemble de la population, y compris les communautés vivant dans des régions isolées ou touchées par des conflits et celles confrontées à la stigmatisation », ajoute-t-il.

Selon Gail Marzetti, responsable du ministère britannique du Développement international au Myanmar, en dépit des statistiques nationales qui peuvent être alarmantes, des solutions existent

« Au Myanmar, un enfant sur trois présente un retard de croissance. Chaque année, au moins 1900 femmes enceintes et 48 000 enfants de moins de cinq ans meurent de causes évitables. Cependant, il y a aussi du positif. Le Fonds pour l’accès à la santé coopérera avec le ministère de la Santé et des Sports, ainsi qu’avec des organisations de santé communautaires, pour s’attaquer à ces problèmes en menant des interventions fondées sur des leçons tirées du Three Millennium Development Goal Fund (3MDG) », explique-t-elle.

Grâce au soutien apporté aux organisations de santé communautaires en étroite coordination avec le ministère de la Santé et des Sports, le Fonds contribuera à fournir des services là où il y en a le plus besoin. Le travail du fonds sera axé en particulier sur les régions touchées par des conflits, que les prestataires de soins de santé gouvernementaux pourraient trouver difficiles d’accès et où les soins de santé disponibles sont limités ou de mauvaise qualité.

Le Fonds pour l’accès à la santé consacrera également un budget et des ressources aux efforts constants visant à renforcer le système de santé ainsi qu’à maintenir et à consolider les acquis de son prédécesseur, le 3MDG.

Teresa McGhie, directrice de mission de l’Agence des États-Unis pour le développement international, a mis en avant les avantages que présente le rassemblement des principaux donateurs en un seul fonds.

« Ce mécanisme multidonateurs permettra d’améliorer l’efficacité de l’aide apportée, d’élargir les activités, de partager la gestion des risques et de soutenir les priorités nationales de manière coordonnée », souligne-t-elle.

Anders Frankenberg, responsable de l’aide suédoise au Myanmar, reconnaît les réalisations et les leçons tirées du 3MDG : « Les résidents des municipalités soutenues par le 3MDG ont davantage de chances d’avoir accès aux soins de santé de qualité dont ils ont besoin, non pas pour simplement survivre, mais pour s’épanouir. »

« Avec des services de planification familiale et une nutrition équilibrée, les femmes enceintes ont des grossesses plus saines et plus sûres, et les bébés viennent au monde en ayant toutes les chances de leur côté », explique-t-il.

Le Fonds pour l’accès à la santé soutiendra la lutte contre les maladies transmissibles (paludisme, VIH et tuberculose) du Myanmar, ainsi que les soins de santé maternelle et infantile. Il consacrera également des ressources pour soutenir le système de santé du Myanmar en investissant dans les capacités humaines, les infrastructures et les systèmes de gestion. 


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