The United Nations Office for Project Services (UNOPS)

Favoriser l’égalité entre les genres et l’autonomisation des femmes grâce aux infrastructures

Un nouveau rapport de l’UNOPS appelle la communauté internationale à changer la façon dont les infrastructures sont conçues, construites et gérées en vue de soutenir l’autonomisation des femmes et des filles.

Le saviez-vous ?

Promouvoir l’égalité entre les genres dans le cadre de ses projets et réaliser la parité au sein de son personnel sont des priorités absolues pour l’UNOPS.

L’UNOPS s’engage à parvenir à une représentation égale de femmes et d’hommes au sein de sa main-d’œuvre. À cet effet, l’organisation présente les données sur ses effectifs et sur le taux de renouvellement de son personnel selon le sexe. Cela permet de repérer les obstacles à l’égalité entre les genres et de prendre des mesures concrètes pour redresser la situation.

EN SAVOIR PLUS

Intitulé « Favoriser l’égalité entre les genres et l’autonomisation des femmes grâce aux infrastructures », le rapport examine les nombreux obstacles auxquels les femmes et les filles sont confrontées lorsqu’elles essaient d’accéder à des possibilités économiques ou à des services de base tels que l’éducation et les soins de santé

La crise actuelle de la COVID-19 a démontré que les femmes et les filles sont particulièrement exposées aux difficultés économiques, sociales et sanitaires causées par les pandémies. Des infrastructures de mauvaise qualité peuvent aggraver les conséquences des crises en limitant l’accès à des services essentiels tels que l’approvisionnement en eau potable, les soins de santé, l’assainissement et les technologies de communication numérique. 

Partout dans le monde, un trop grand nombre de femmes et de filles manquent des occasions d’améliorer leur qualité de vie, pour une raison simple : les infrastructures qui les entourent n’ont pas été conçues en tenant compte de leurs besoins. »

Grete Faremo - Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive de l’UNOPS

« Cela doit s’arrêter, dès maintenant, afin que les femmes et les filles ne soient pas laissées pour compte tandis que le monde se développe », ajoute-t-elle. 

Le domaine des infrastructures requiert des investissements d’environ 97 mille milliards de dollars d’ici à 2040 pour soutenir le développement durable à l’échelle mondiale, dont les deux tiers devront être destinés aux pays en développement. 

Le rapport souligne les dangers et les occasions ratées de ne pas tenir compte de l’égalité entre les genres tout au long du cycle de vie des infrastructures. Compte tenu de leur longue durée de vie, cela risque de perpétuer des inégalités pendant des décennies.

« Il est primordial de cesser d’ignorer les différences entre les genres dans la conception d’infrastructures, et de s’assurer de respecter les droits et les besoins des femmes, non seulement pour éliminer la pauvreté, mais aussi pour relancer et accélérer les progrès en vue de la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 », déclare Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes, dans l’avant-propos du rapport. 

Pour que les infrastructures garantissent un accès équitable aux services, en temps normal et en temps de crise, une approche intégrée du genre doit être adoptée tout au long du cycle de vie des infrastructures, et particulièrement lors de la phase de conception. Concevoir des infrastructures inclusives qui répondent aux divers besoins de la société permet de lutter contre les inégalités entre les genres et de renforcer l’autonomisation des femmes, contribuant ainsi à accélérer la mobilité socioéconomique des femmes, des filles et d’autres groupes vulnérables ou défavorisés.


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