The United Nations Office for Project Services (UNOPS)

Actualité

Le Secrétaire général des Nations Unies lance le Global Grids Accelerator pour promouvoir la croissance et l’électricité propre en Afrique et en Asie du Sud-Est

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a lancé aujourd’hui le Global Grids Accelerator, une nouvelle initiative qui doit aider à accélérer l’investissement en faveur des infrastructures électriques en Afrique et en Asie du Sud-Est ainsi qu’à transformer les priorités gouvernementales et régionales en projets opérationnels et propices à l’investissement.

Partager sur les réseaux sociaux

Annoncé en amont du Sommet des Nations Unies sur le climat 2026, le Global Grids Accelerator mettra l’accent sur les priorités des gouvernements en matière de réseau d’électricité, réunissant l’expertise politique, les compétences en préparation de projets, les financements et l’appui opérationnel nécessaires à la mise en œuvre de ces priorités.

L’initiative répond à un enjeu central de la transition énergétique : la production d’électricité renouvelable se développe rapidement, mais dans de nombreux endroits, les réseaux n’évoluent pas suffisamment vite pour permettre l’acheminement et la distribution de cette électricité.

Les énergies renouvelables sont en plein essor, mais les réseaux n’évoluent pas suffisamment vite pour permettre l’acheminement de l’électricité propre. Les réseaux sont les veines de la transition énergétique. Le Global Grids Accelerator aidera à mobiliser l’expertise, les financements et l’appui nécessaires pour créer ces réseaux, permettant ainsi d’élargir l’accès à une électricité propre, de renforcer la sécurité énergétique et de stimuler la croissance dans les pays en développement. »

António Guterres - Secrétaire général des Nations Unies
Déclaration
Déclaration du Directeur exécutif de l’UNOPS lors de l’événement de lancement du Grids Global Accelerator

« Pour l’UNOPS, il ne fait aucun doute que le Grids Global Accelerator jouera un rôle crucial en réunissant des compétences, en aidant des pays à préparer correctement des projets, puis en les aidant à concrétiser ces projets. »

En savoir plus (en anglais)

Les réseaux d’électricité apparaissent comme l’un des principaux points de blocage de la transition énergétique mondiale. À l’échelle planétaire, plus de 2500 gigawatts de projets d’énergie renouvelable, soit près de deux fois la capacité totale de production d’électricité des États-Unis, attendent actuellement d’être raccordés à un réseau électrique.

Comme le confirme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’investissement annuel mondial dans les réseaux d’électricité se situe actuellement autour de 450 milliards de dollars, et il devra augmenter d’environ 50 pour cent d’ici à 2030 pour pouvoir suivre le rythme de la hausse de la demande d’électricité et gérer le nombre record de projets de production d’énergie renouvelable en attente de raccordement. L’Agence internationale pour les énergies renouvelables estime que plus de 80 millions de kilomètres de réseaux d’électricité, soit presque l’équivalent de l’ensemble du réseau mondial existant, devront être créés ou remis en état d’ici 2040.

Il en résulte un décalage croissant : l’électricité propre se développe à une vitesse sans précédent, tandis que les infrastructures ne suivent pas et ne permettent pas d’acheminer et de distribuer cette électricité. Pour les pays en développement, c’est également un défi pour le développement. Des limites liées aux réseaux peuvent retarder les nouveaux projets de production d’électricité, entraver la croissance industrielle et ralentir les efforts visant à renforcer l’accès à une électricité fiable et d’un coût abordable. Des réseaux modernes et plus robustes ainsi que des interconnexions régionales peuvent aider les pays à optimiser l’utilisation de leurs vastes ressources renouvelables, à renforcer la sécurité énergétique et à favoriser l’émergence de nouvelles industries et la création d’emplois.

Les obstacles ne sont pas principalement technologiques. L’une des principales difficultés concerne la transformation des plans énergétiques à long terme en projets d’investissement ainsi que l’obtention de financements d’un coût abordable et de moyens de mise en œuvre pour ces projets. Les gouvernements, les prestataires de services publics et les institutions régionales doivent composer avec des contraintes politiques, réglementaires et institutionnelles. Dans le même temps, l’expertise et les ressources sont divisées entre les gouvernements, les institutions financières de développement, les investisseurs, les prestataires de services publics, les fournisseurs de technologies et les organisations internationales.

Le Global Grids Accelerator ne créera pas une nouvelle institution financière et ne remplacera aucune initiative existante. Son rôle est d’aider les pays en développement à se situer dans ce paysage complexe en réunissant des partenaires politiques, techniques, financiers et de mise en œuvre pertinents autour de projets d’investissement prioritaires en matière de réseau, et en aidant à concrétiser la mise en œuvre des priorités.

Favoriser la mise en œuvre des priorités nationales et régionales

En Afrique, le Global Grids Accelerator s’inscrira dans le prolongement d’initiatives continentales, régionales et nationales en cours telles que le plan directeur pour un système électrique continental, le marché unique africain de l’électricité, le Programme de développement des infrastructures en Afrique, la Mission 300 et les pactes nationaux de l’énergie. En collaboration avec des États membres, la Commission de l’Union africaine, des banques de développement et d’autres partenaires régionaux et internationaux, l’initiative appuiera les projets d’investissement prioritaires en matière de réseau et les interconnexions régionales, ainsi que le développement des infrastructures nécessaires pour renforcer l’accès à une électricité fiable et d’un coût abordable.

En Asie du Sud-Est, le Global Grids Accelerator soutiendra des initiatives régionales et nationales, notamment le réseau électrique de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, en collaborant avec les États membres, le secrétariat et le centre pour l’énergie de l’Association ainsi qu’avec des banques de développement et d’autres partenaires dans le but de faire progresser les projets d’investissement prioritaires en matière de réseau, les interconnexions régionales et le commerce d’électricité transfrontière.

Dans les deux régions, le Global Grids Accelerator favorisera la mise en œuvre des priorités que les pays eux-mêmes auront établies concernant leurs réseaux, fournissant un appui dans les domaines de la politique et de la planification, de la préparation de projets, des financements, de l’investissement ou de la mise en œuvre.

Coordonner l’appui dans l’ensemble du système des Nations Unies

Le Global Grids Accelerator réunira diverses compétences provenant de l’ensemble du système des Nations Unies afin de fournir un appui mieux coordonné et plus efficace à la mise en œuvre des priorités nationales et régionales en matière de réseau. Pour y contribuer, le Programme des Nations Unies pour le développement, l’UNOPS et l’initiative Sustainable Energy for All (SEforALL) travailleront avec la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique, la Commission économique pour l’Afrique, l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, le Pacte mondial et d’autres entités des Nations Unies afin de mobiliser leurs capacités respectives en matière de politique, d’appui technique, de financement et de mise en œuvre.

Pour passer des ambitions à des résultats tangibles, la transition énergétique aura besoin d’une intervention sur le terrain. L’UNOPS est fier de prêter appui au Global Grids Accelerator en mettant à disposition son expertise dans les domaines des achats, des infrastructures et de la gestion de projet afin de concrétiser les plans nationaux en faveur d’une production fiable d’énergie propre au profit de millions de personnes. »

Jorge Moreira da Silva - Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif de l’UNOPS

« Les réseaux d’électricité sont l’épine dorsale des systèmes énergétiques modernes. Ils alimentent les hôpitaux, connectent les entreprises, créent des emplois et rendent la croissance industrielle possible. Pourtant, trop de projets de production d’électricité propre restent coincés entre les plans nationaux et les réserves de projets d’investissement. Le Global Grids Accelerator aidera des pays d’Afrique et d’Asie du Sud-Est à remédier à cela en réunissant des partenaires adéquats autour des priorités établies par les pays. L’électricité propre ne changera des vies que si elle parvient jusqu’à la population », déclare Alexander de Croo, administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement.

Le Global Grids Accelerator travaillera avec des États membres et des institutions régionales. Il mobilisera des banques multilatérales de développement et des institutions internationales, notamment la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures, la Banque européenne d’investissement, la Banque mondiale, les Fonds d’investissement climatiques, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Agence internationale de l’énergie et l’Organisation de coopération et de développement économiques. L’initiative fera par ailleurs appel à des investisseurs, des prestataires de services publics, des fournisseurs de technologies et des acteurs industriels en fonction des besoins découlant des priorités nationales et régionales.

Lors du lancement du Global Grids Accelerator, des responsables des Nations Unies, des représentantes et représentants des États membres d’Afrique et de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, ainsi que des responsables représentant des institutions internationales de finance pour le développement définiront le mode de fonctionnement du Global Grids Accelerator, établiront un premier groupe de priorités nationales et régionales en vue de la fourniture d’un appui, et recenseront les capacités que les partenaires peuvent fournir en Afrique et en Asie du Sud-Est.

En outre, une série de jalons seront définis lors de la 31e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 31), qui se déroulera à Antalya, et au cours de 2027.

Le Global Grids Accelerator donne suite à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies, qui appelle depuis longtemps à une transition plus rapide et plus équitable vers des énergies propres, en s’attaquant à l’un des principaux obstacles liés aux infrastructures. En aidant des pays en développement à concrétiser des projets d’investissement qui permettront d’intégrer à leurs réseaux des sources de production d’électricité propre, de renforcer l’accès à l’électricité et de favoriser une industrialisation verte, le Global Grids Accelerator vise à permettre à des pays à tirer davantage parti de la transition vers les énergies propres pour son développement, notamment par la création d’emplois, la croissance et une plus grande sécurité énergétique.

Pour en savoir plus, cliquez ici (en anglais).


À lire également