Atténuer les effets de la COVID-19

En Afrique de l’Est, la pandémie a mis à rude épreuve les systèmes de santé et paralysé les activités commerciales. Une approche coordonnée soutient le relèvement.

Qu’il s’agisse d’instabilité politique, de conflits armés et de problèmes de sécurité, de sécheresses ou encore d’invasions de criquets, de nombreux pays d’Afrique de l’Est membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement font aujourd’hui face à d’importants défis.


La pandémie de la COVID-19 a rendu la situation plus difficile encore, menaçant non seulement les systèmes de santé mais aussi les économies de Djibouti, de l’Éthiopie, du Kenya, de l’Ouganda, de la Somalie, du Soudan et du Soudan du Sud.

Le personnel de première ligne et les communautés vulnérables, notamment les personnes migrantes, réfugiées ou déplacées ainsi que les communautés transfrontalières, ont particulièrement ressenti les contrecoups de la crise sanitaire.

Dans le cadre d’un programme d’une valeur de 60 millions d’euros financé par l’Union européenne, l’UNOPS collabore avec l’Autorité intergouvernementale pour le développement ainsi qu’avec des partenaires des Nations Unies et du secteur privé en vue d’atténuer les répercussions sanitaires et socio-économiques de la COVID-19.

Ce programme a bien montré comment des partenaires peuvent collaborer pour soutenir les efforts des pays, en particulier dans un contexte extrêmement difficile comme celui-ci. »

Worknesh Mekonnen - directrice du bureau multi-pays de l’UNOPS en Éthiopie

Les activités, déployées dans 55 zones transfrontalières, centres d’aide aux personnes migrantes et centres d’accueil de personnes réfugiées de sept pays, concernent principalement la santé, l’approvisionnement en eau, l’assainissement, l’hygiène, la communication relative aux risques et la mobilisation communautaire, la violence fondée sur le genre ainsi que la sûreté des échanges commerciaux.


À titre d’exemple, des masques chirurgicaux, des ambulances, des laboratoires mobiles, des kits de dépistage de la COVID-19 et d’autres équipements médicaux ont été livrés aux endroits concernés, et la mise en place de solutions de santé numériques a été encouragée pour surveiller l’évolution de la crise.

  • 8 millions
    d’articles de protection individuelle distribués
  • +600 000
    prises de température pour contrôler la propagation
  • +200 000
    kits de dépistage de la COVID-19 distribués

Les restrictions instaurées en raison de la COVID-19 étaient susceptibles d’entraver les échanges commerciaux et de provoquer des pénuries. En vue d’assurer la sécurité des frontières et des chaînes d’approvisionnement essentielles, le programme fournit un appui aux zones frontalières. Ce soutien consiste notamment en la mise en place d’installations de quarantaine et d’isolement, la livraison d’équipements de protection individuelle destinés au personnel préposé au contrôle des frontières, ainsi que la gestion de centres d’aide aux personnes migrantes et de camps de personnes réfugiées.

Près de 600 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants, reçoivent des soins de base, visant notamment la vaccination de routine des enfants.


Près d’un million de personnes reçoivent des fournitures et des services essentiels liés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Plus de 3,8 millions de personnes ont également été visées par des campagnes de sensibilisation afin de prévenir la propagation de la COVID-19.

Ce programme contribue à sauver des vies, à protéger et à encourager le personnel médical en première ligne ainsi qu’à prévenir la transmission de la maladie au sein des communautés, grâce à des mesures rapides et coordonnées de traçage des contacts et d’isolation. »

Workeneh Gebeyehu - secrétaire exécutif de l’Autorité intergouvernementale pour le développement

À propos du programme


Le programme est géré par l’UNOPS, financé par l’Union européenne et coordonné par l’Autorité intergouvernementale pour le développement. Il est mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations, TradeMark East Africa, l’UNICEF et l’UNOPS. Les solutions de santé numériques sont gérées et mises en place indépendamment par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et cofinancées par le gouvernement de l’Allemagne.