The United Nations Office for Project Services (UNOPS)


Les îles de la mer des Caraïbes, de l’océan Atlantique et de l’océan Indien comptent nombre de plages de sable blanc, de montagnes aux forêts tropicales et de ports historiques, mais par-delà ces décors idylliques, les petits États insulaires en développement sont particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques.

L’accès à de l’eau douce non contaminée et la gestion des ressources en eau font partie des principaux défis auxquels sont confrontés les habitants du Cap-Vert, des Comores, de l’île Maurice, des Maldives, de Sao Tomé-et-Principe et des Seychelles.

Comores

Comores

L’Union des Comores est le troisième plus petit État d’Afrique et l’un des pays les moins avancés au monde. Plus de la moitié de la population du pays vit sous le seuil de pauvreté, et près de 80 pour cent de ces habitants dépendent de l’agriculture et de la pêche pour subvenir à leurs besoins.

La surexploitation et la mauvaise gestion des ressources fluviales favorisent la contamination des eaux, qui se déversent ensuite dans l’océan et nuisent aux écosystèmes côtiers dont dépendent de nombreux habitants de l’île, en même temps que des déchets solides s’accumulent sur les plages.

Près de 30 000 personnes vivent à Mutsamudu, la deuxième plus grande ville des Comores, et dépendent des ressources en eau que leur fournit le fleuve traversant la ville. La déforestation, la pollution et de mauvaises pratiques agricoles ont d’importantes conséquences néfastes sur le bassin du fleuve Mutsamudu, où une initiative de gestion des ressources en eau a été mise en place à la suite d’une série de consultations auprès de diverses parties prenantes.

Une campagne de sensibilisation inclusive a permis d’appuyer la mise en œuvre de l’initiative, notamment grâce à la participation des habitants de Mutsamudu à des opérations de nettoyage du fleuve.

Cap-Vert

Cap-Vert

Un demi-million de personnes habitent au Cap-Vert, pays formé de dix îles situées à environ 570 kilomètres des côtes de l’Afrique de l’Ouest. Près de 38 pour cent de la population vit en milieu rural.

De nombreuses familles vivent dans des logements aux canalisations ou fosses septiques inadéquates. Selon l’institut national de statistiques du Cap-Vert, moins de 16 pour cent des foyers des zones rurales ont accès à un système d’égouts ou à une fosse septique.

Une initiative de gestion intégrée des ressources en eau à Tarrafal, sur la côte nord-ouest de l’île de Santiago, a été mise en œuvre afin de répondre à certains de ces problèmes. À la suite d’une étude réalisée dans le cadre de cette initiative, 500 logements seront reliés aux infrastructures sanitaires de la ville. En prévision de ces travaux, l’installation de traitement des eaux usées de Tarrafal a été modernisée afin d’en accroître la capacité.

De meilleures infrastructures d’assainissement permettront également d’améliorer l’alimentation en eau traitée de la zone de production agricole de Colonato, en périphérie de la ville, contribuant à relancer ce secteur en difficulté.

Maurice

Maurice

Située au large des côtes sud de l’Afrique, la République de Maurice est formée des îles Agaléga, Maurice, Rodrigues et Saint Brandon. Quatre principales langues sont parlées par une population aux origines multiples. L’île Maurice a en outre été l’habitat du dodo, un oiseau aujourd’hui disparu.

L’aquifère de la région du nord est l’une des cinq principales réserves souterraines d’eau douce de l’île Maurice. Cette réserve fournit entre 50 et 60 pour cent de l’eau utilisée à des fins domestiques. Malheureusement, cette ressource vitale est exposée à la surexploitation et à la contamination.

Une étude approfondie de l’aquifère du nord de l’île sera réalisée afin de recueillir des informations sur les eaux souterraines et sur les risques de contamination et d’intrusion saline. Une meilleure connaissance des réserves en eau de cette région permettra aux ingénieurs et aux communautés de privilégier une gestion intégrée des ressources afin de les préserver et de garantir un approvisionnement durable en eau.

Maldives

Maldives

Les îles de la République des Maldives forment le plus petit pays d’Asie, qui est aussi le plus bas et le plus géographiquement dispersé au monde. Cet État est constitué de 1192 îles, dont 188 habitées par une population de près de 400 000 personnes. Les Maldives sont menacées de disparition par l’élévation du niveau de la mer provoquée par les changements climatiques, et le pays dispose de peu de ressources en eau douce, qui proviennent majoritairement des eaux de pluie et d’aquifères.

Une initiative de construction d’un réseau intégré d’alimentation en eau est actuellement mise en place pour faire face à cette situation. Elle comprendra la construction d’infrastructures de récupération des eaux de pluie, d’une usine de dessalement et d’un réseau d’alimentation en eau potable relié aux logements des habitants de l’île de Thoddoo.

Un programme de suivi de la qualité de l’eau permettra aux habitants, notamment aux agriculteurs, de connaître le niveau de pollution de l’eau qu’ils utilisent grâce à des analyses. Les personnes utilisant quotidiennement l’eau de ces réservoirs souterrains pourront ainsi contribuer à la protection de cette ressource.

Sao Tomé-et-Principe

Sao Tomé-et-Principe

Deuxième plus petit pays d’Afrique, la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe est formée de deux îles d’origine volcanique. Le bassin du fleuve Provaz est la principale source d’eau à usage domestique et industriel de la ville de Neves, au nord-ouest de Sao Tomé. Il s’agit également de l’un des bassins hydrologiques les plus vulnérables de l’île.

Ces dernières années, le bassin du fleuve Provaz a été touché par plusieurs catastrophes naturelles, probablement dues aux changements climatiques et à une évolution dans l’exploitation des terres. Par exemple, une surface de plus en plus importante de forêt tropicale est déboisée afin d’augmenter la production agricole et de charbon, une pratique qui représente une importante menace pour les ressources du fleuve Provaz et l’approvisionnement futur en eau.

En octobre 2009, la ville de Neves a notamment été touchée par des inondations qui ont causé d’importants dommages aux habitations et aux infrastructures d’approvisionnement en eau.

La catastrophe a inquiété les habitants et a rappelé l’importance du fleuve Provaz, ce qui a donné lieu à la mise en place d’une initiative pilote de gestion intégrée des ressources en eau du bassin hydrologique.

Cette initiative améliorera la quantité et la qualité de l’eau provenant du fleuve pour les 8500 personnes qui en dépendent pour boire, se laver et accomplir diverses tâches quotidiennes.


Seychelles

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Plus de 86 000 personnes habitent les 155 îles de la République des Seychelles, pays africain le moins peuplé. La Digue est la troisième plus grande île habitée des Seychelles. Ses habitants vivent principalement du tourisme.

L’île fait face à des problèmes liés à la raréfaction de l’eau, aggravés par une demande croissante en eau douce et par la contamination des aquifères. Si la qualité de l’eau n’est pas contrôlée, la pollution peut rendre l’eau impropre à la consommation et avoir de graves conséquences sur la vie des habitants.

Une initiative a été mise en œuvre pour remédier à ces problèmes, mobilisant des médias locaux et soutenant des initiatives de sensibilisation des habitants de La Digue à la réduction de la consommation en eau potable et au recours à d’autres sources d’approvisionnement en eau douce telles que la récupération des eaux de pluie. Ces initiatives permettront de protéger l’aquifère de la surexploitation et de la pollution, et aideront les habitants de l’île à trouver un équilibre entre les bénéfices économiques du tourisme et la protection des précieuses ressources en eau.

Détails du projet 

Ce projet de création de réseaux de gestion intégrée des ressources en eau dans les petits États insulaires en développement est financé par le Fonds pour l’environnement mondial et mis en œuvre par l’ONU Environnement et le Programme des Nations Unies pour le développement avec le soutien de l’UNOPS. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Internet du projet.


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