The United Nations Office for Project Services (UNOPS)

Les coulisses de la paix

À l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, découvrez comment l’UNOPS soutient la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS).

Avec plus de 14 000 personnes déployées sur le terrain, la MINUSS a pour objectif de prévenir les violences contre la population, notamment grâce à des sites de protection des civils qui offrent un refuge aux Sud-Soudanais fuyant le conflit. Les Casques bleus de la MINUSS facilitent également l’acheminement d’aide humanitaire, notamment de nourriture et d’eau potable, ainsi que la mise en place d’abris et de services de santé.

Près de cinq ans après le début du conflit au Soudan du Sud, le processus de paix piétine. Le pays compte environ 1,76 million de personnes déplacées, et 2,45 millions d’habitants ont cherché refuge dans des États voisins.

La mission de maintien de la paix des Nations Unies compte de nombreux camps au Soudan du Sud, souvent dans des zones difficiles d’accès. En raison de la piètre qualité des infrastructures, aggravée par le conflit et de longues saisons des pluies, assurer l’approvisionnement des camps est particulièrement difficile, et même les opérations d’entretien de base peuvent se révéler compliquées.

Depuis décembre 2016, l’UNOPS fournit à la MINUSS des services de soutien essentiels au fonctionnement de onze camps. Plus de 400 membres du personnel recrutés localement et gérés par l’organisation fournissent ainsi un large éventail de services afin d’alléger la charge logistique de la MINUSS.

Grâce au développement d’un système de gestion des déchets, l’UNOPS a contribué à l’amélioration des conditions sanitaires dans les camps ainsi qu’à la réduction de l’impact environnemental de la mission. Les bouteilles en plastique et les canettes sont triées, compactées, puis transportées à Djouba pour être recyclées. Les matières recyclables sont acheminées au moyen des camions et avions qui assurent l’approvisionnement des camps et qui seraient autrement retournés sans cargaison à la capitale. Dans le camp de Torit, par exemple, le tri a permis de réduire le volume de déchets solides de 64 pour cent dans les six premiers mois.

La mise en place de systèmes de gestion des déchets requiert parfois des changements de comportements. « Les personnes proviennent de milieux divers et n’ont pas toutes les mêmes habitudes. En coordination avec le responsable de la gestion environnementale de la MINUSS, nous avons mis en place une signalisation claire destinée à informer les résidents et nous avons équipé chaque pièce de deux paniers, l’un pour recycler le plastique et le métal et l’autre pour les déchets organiques », explique Kanthan Thayalan, responsable des installations du camp de Wau.

Dans le camp, la meilleure gestion des déchets améliore la qualité de vie des résidents.

La particularité de ce projet, c’est qu’au-delà de la prestation de services, les responsables des installations de chaque camp apportent également des contributions personnelles, en fonction de leurs compétences. »

Reisi Penagos - responsable de projet à l’UNOPS

Dans le camp de Torit, une parcelle de terre auparavant inexploitée a été transformée en un vaste potager. Il a été créé grâce à des semences apportées par le responsable des installations Hendrik Stoltz, et des membres du personnel de l’UNOPS en effectuent l’entretien. Il fournit à présent des légumes frais à la cantine du camp. M. Stoltz, qui possède une formation de chef, a également fait rénover la cuisine du camp, a transféré ses connaissances culinaires aux membres du personnel de cuisine, et les a formés en matière de santé et sécurité.

« Au cours des seize derniers mois, le camp s’est complètement transformé, et d’autres initiatives similaires sont à venir. Les membres du personnel de la MINUSS encouragent toutes ces activités. Ils s’en réjouissent, car nous fournissons ainsi des services dont ils ne disposaient pas auparavant. Le fait que nous nous montrions créatifs est apprécié, en particulier par les visiteurs », raconte le responsable des installations.

Ce projet de l’UNOPS crée des emplois au sein de communautés vivant à proximité des camps, lesquelles sont pour la plupart vulnérables et touchées par le conflit. En plus de soutenir les économies locales, le projet contribue à renforcer les capacités du personnel grâce à des formations spécialisées et en cours d’emploi. La diversité du personnel recruté a en outre permis de créer des liens entre des personnes provenant de différentes ethnies et cultures en dépit de tensions intercommunautaires.

À Djouba, l’UNOPS assure également les déplacements par navette du personnel de la MINUSS entre les deux camps ainsi que le transport des membres du personnel local. En raison de l’insécurité et du manque de carburant et de moyens de transport, le service mis en place par l’UNOPS est essentiel au bon déroulement de la mission et à la sécurité de son personnel.

Michael Salah est chauffeur et responsable de l’équipe de 34 personnes chargée du service de navette, que l’UNOPS a selon lui grandement contribué à améliorer : « Les chauffeurs font plus attention et le nombre d’accidents a diminué. » À présent, il souhaite que son équipe et lui-même continuent à se perfectionner. « Nous aimerions apprendre la mécanique et à réparer de gros camions. En tant que chauffeurs, nous voulons développer nos compétences. »

En 2017, l’UNOPS a fourni des services d’une valeur d’environ 260 millions de dollars au Département des opérations de maintien de la paix. L’UNOPS soutient les missions de maintien de la paix des Nations Unies dans dix pays du continent africain.


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