The United Nations Office for Project Services (UNOPS)

La vie dans un camp de réfugiés

Dans le monde entier, des réfugiés comme Kamal Hossen abandonnent leur logement pour fuir les conflits ou la persécution et chercher un endroit où ils se sentiront en sécurité.

Kamal et sa famille font partie des milliers de réfugiés qui ont quitté le Myanmar depuis le mois d’août 2017 en raison du violent conflit qui a éclaté dans le pays. Kamal a quitté son logement de Kyein Chaung, dans le district de Maungdaw au nord du Myanmar, avec sa mère Sona Meher, sa femme Sofera Befum, sa fille Nur Habiba et son fils Omur Faruk. Ils se sont réfugiés à Cox’s Bazar, au Bangladesh. 

Au moins dix membres de leur famille sont décédés pendant les violences.

En attendant que la situation s’améliore pour pouvoir retourner chez eux, Kamal et sa famille, comme 900 000* autres Rohingya, vivent dans un camp de réfugiés à Cox’s Bazar et tentent de retrouver un sentiment de normalité. Découvrez leur quotidien.


Jouer

Sofera, la femme de Kamal, et Sona, sa mère, jouent avec Nur, sa fille, dans l’abri où vit la famille. « À notre arrivée, nous n’avions nulle part où vivre », explique Kamal. « Nous n’avions pas non plus d’argent pour acheter des bambous et des tentes en plastique. » Après avoir reçu le matériel nécessaire, Kamal a construit un abri pour sa famille. « Nous pouvons maintenant dormir [...] en toute sécurité », ajoute-t-il.


Travailler

Kamal aide à construire une citerne sur une colline du camp, dans le cadre d’un programme de travail rémunéré. « Je n’ai pu prendre avec moi que 100 000 kyats (environ 66 dollars) », explique Kamal. « J’ai tout laissé derrière moi : ma boutique, mes terres, tout ce que j’avais. »


Faire du bénévolat

Kamal fait du bénévolat dans un centre de distribution de nourriture où il cuisine et sert des repas chauds.


Manger

Kamal fait la queue pour acheter de la nourriture pour sa famille avec l’argent qu’il gagne grâce au programme de travail rémunéré.


Se soigner

Un centre de santé de Cox’s Bazar a permis de sauver la vie de Sofera, qui a souffert de complications après avoir donné naissance à Nur. Sur ces photos, Kamal et Sofera accompagnent Nur pour un bilan de santé.


Apprendre

Omur, le fils de Kamal, va à l’école pendant deux à trois heures par jour. « Mes enfants peuvent désormais commencer leur éducation », déclare Kamal.


Prier

Kamal lit le Coran. Il est considéré comme un hafiz, ou gardien, car il connaît le Coran par cœur.


Rêver

Nur, la fille de Kamal, dort profondément dans un berceau de fortune. « Nous rêvons souvent de retourner chez nous, au Myanmar [...] C’est là-bas que nous souhaitons vivre », explique Kamal.

Améliorer les conditions de vie des réfugiés au Bangladesh

Des milliers de réfugiés rohingya ont actuellement besoin d’assistance humanitaire. Voici comment des organisations unissent leurs forces pour aider le Bangladesh à les soutenir.

Lecture : 5 min

Informations sur le projet

Quelques-uns des partenaires de l’UNOPS pour ce programme :

Action contre la faim, Christian Aid, le Comité du Bangladesh pour le progrès rural, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Handicap International, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), HelpAge International, ONU Femmes, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Oxfam au Bangladesh, le Programme alimentaire mondial (PAM), Save the Children International et Solidarités International.

Plus de 80 millions de livres sterling du programme « Renforcer la préparation et les interventions humanitaires », financé à hauteur de 111 millions de livres sterling par le ministère britannique du Développement international, ont servi à des projets humanitaires visant à aider le Bangladesh à faire face à la crise des réfugiés rohingya.

En tant que gestionnaire de fonds de ce programme, l’UNOPS travaille en étroite collaboration avec 15 partenaires de mise en œuvre, notamment des organisations non gouvernementales et des organismes des Nations Unies, pour améliorer les conditions de vie des réfugiés rohingya vivant dans des camps à Cox’s Bazar, ainsi que celles des communautés d’accueil.

Ces partenaires fournissent toutes sortes d’assistance, qu’il s’agisse de travail rémunéré, d’abris, de nourriture, d’eau, d’éducation, de soins de santé ou encore de services nutritionnels, de protection, d’assainissement ou d’hygiène.

L’UNOPS engage des partenaires de mise en œuvre, supervise l’assurance de la qualité du programme dans son ensemble et fournit des services budgétaires, de suivi financier, de supervision et d’évaluation.

*En date du 30 juin 2019


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